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22/06/2010

Mamadou Koulibaly, “Le travail normal de l'Etat, c'est d'apporter l'électricité aux populations qui paient leurs impôts”.

photo3452679374c1eced9eae25.jpgMamadou Koulibaly à la fête de la lumière à Abronamoué S/p Niablé : “Le travail normal de l'Etat, c'est d'apporter l'électricité aux populations qui paient leurs impôts”.

Le vendredi 18 juin sur invitation de Sansan Kouao, le président de l'Assemblée nationale, Koulibaly Mamadou, a accepté d'être le parrain de la fête de la lumière à Abronamoué dans la Sous-préfecture de Niablé. Ci-dessous de larges extraits de son intervention devant les populations et des barons du Fpi que sont Assoa Adou, Kouadio Komoé Augustin, ministre des Mines et de l'énergie.

(…) Vous voyez le courant, vous êtes contents, le courant arrive. Mais le courant ne peut apporter le développement chez vous que si la lumière rentre dans votre tête. Si vous acceptez vous-mêmes dans votre cœur de taire les méchancetés, les aigreurs, les jalousies, les hypocrisies .Et puis d'ouvrir à vos frères, vos mains et vos bras, pour construire l'amour, la fraternité. Sinon le courant seul n'apportera rien du tout.

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23/05/2010

JACQUELINE OBLE S’ENGAGE À SE BATTRE POUR ARRACHER LA DATE DE L’ÉLECTION

325x182-images-stories-articles-JacquelinOble.jpgJacqueline Lohouess Oble, candidate indépendante à l’élection présidentielle est dans la région de la Vallée du Bandama depuis le 17 mai dernier. C’est dans ce cadre qu’elle a animé, ce samedi un meeting politique au cinéma le Capitole de Bouaké ; meeting au cour duquel elle a, notamment rendu hommage aux leaders du Rhdp (Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix).

Jacqueline Oble se félicite de ce que les leaders du Rhdp (Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix) n’ont trouvé aucun inconvénient à reporter la marche de protestation des jeunes de leurs formations politiques respectives, initialement prévue pour 15 mai dernier à une date ultérieure à la tenue des assemblées annuelles de la Banque africaine de Développement (Bad).

L’unique femme à la présidentielle estime qu’en contrepartie, la Cei (Commission électorale indépendante), structure qui a en charge l’organisation des élections devrait pouvoir annoncer la prochaine date du scrutin dans la mesure où, estime Jacqueline Oble, «c’est à travers des élections justes, transparentes et ouvertes, des élection dont les résultats ne souffriront d’aucune contestation que la Côte d’Ivoire sortira définitivement de la crise. »

En tout état de cause, Jacqueline Oble s’engage à se battre aux côtés des partis politiques, des autres candidats à l’élection présidentielle et des membres de la société civile regroupés au sein du Front pour les élections urgentes (feu) pour arracher la nouvelle date de l’élection présidentielle après les nombreux reports successifs qui ont été enregistrés.

En outre, la candidate indépendante a regretté  que la crise militaro-politique du 19 septembre 2002 ait accentué la pauvreté en Côte d’Ivoire ; parce soulignera Jacqueline Obe, aujourd’hui 51% des Ivoiriens sont pauvres. Qui n’arrivent plus à se nourrir correctement, à se soigner quand ils sont malades et à scolariser leurs enfants.

Selon Jacqueline Oble, « cette situation qui ne dérange personne n’est pas normale, parce que le sous-sol de la Côte d’Ivoire renferme plusieurs richesses pour avoir 51% de pauvres ». Elle a donc fustigé le fait que « …malgré cette situation désastreuse, le camp présidentiel est déterminé à fêter avec faste le cinquantenaire de l’indépendance de notre pays ». Ce qui, pour elle, « …serait un gâchis parce qu’il n’y a aucune raison d’être fier des 50 ans d’indépendance quand 51% de la population est pauvre. »

C’est pourquoi, en lieu et place, Mme Oble pense que le pouvoir en place et les partis politiques faisant parti de la majorité présidentielle gagneraient à inviter les ivoiriens à s’asseoir autour d’une table, pour réfléchir et voir ce qui a été fait en bien durant ces 50 dernières années. Et par la même occasion essayer de rectifier le tir pour ce qui n’a pas marché et faire une projection sur les 50 prochaines années.

Pour ce faire, Jacqueline Oble suggère que «…ces milliards qui vont être engloutis dans ces festivités puissent être économisés pour réaliser d’autres choses qui vont profiter à tous les Ivoiriens ».

La candidate indépendante s’est attardée, un tant soit peu, sur l’état civil de la Côte d’Ivoire. Pour elle, non seulement ces documents ne sont pas bien tenus, mais ils sont aux mains  d’agents qui ne connaissent pas son importance. Au point où, pour des espèces sonnantes et trébuchantes, certains d’entre eux se livrent à la fraude, en barrant des noms pour les remplacer par d’autres. C’est pour cette raison que Jacqueline Oble estime que les Ivoiriens ne devraient pas être surpris de tout ce qui arrive aujourd’hui dans leur pays en matière de fraude sur l’état civil.

 

29/04/2010

Ils sont formidables mes opposants : par Venance Konan

photo7084713864bd8fbb5515d4.jpgJe dois vous avouer une chose. Je les aime beaucoup, le gros et celui qui a un certificat de nationalité de trois mois. Il y a des gens qui pensent que je ne les aime pas et que je souhaite qu’ils disparaissent de la scène. C’est complètement faux.

 

Est-ce que je suis fou ? Qui ne rêve pas d’avoir de tels opposants ? On dit qu’un diable que tu connais vaut mieux qu’un diable que tu ne connais pas. Or ces deux-là, je les connais très bien. Franchement, des opposants qui te laissent faire tout ce que tu veux, qui te laissent même prolonger tranquillement ton mandat de cinq ans sans rien dire, qui serait fou pour leur souhaiter du mal ? S’ils ne sont plus là et que de jeunes fougueux et emmerdeurs, comme je l’ai été en mon temps, les remplacent, que deviendrai-je ? Je vous assure que chaque fois que mes femmes vont, l’une au temple et l’autre, à la mosquée, je leur recommande toujours de faire des prières pour qu’ils vivent longtemps et demeurent mes opposants. Ils sont vraiment formidables, ces deux-là. Voyez vous-mêmes. En 2004, quand ils m’ont énervé et que j’ai fait sortir l’armée, la police, la gendarmerie et tout le reste, ils ont dit qu’on avait tué 400 à 500 de leurs militants. L’ONU a dit qu’elle a compté 120 morts. Vrai vrai, j’ai été très étonné quand, lors du conseil des ministres qui a suivi, je les ai tous vus devant moi. Quoi ! Vous accusez quelqu’un d’avoir tué 400 de vos militants et vous venez vous mettre au garde-à-vous encore devant lui ? Honnêtement, quand moi j’étais de l’autre côté, vous croyez que j’aurais accepté de m’asseoir encore à la même table que celui contre qui je porte de telles accusations ? Les aviez-vous entendus dire qu’ils allaient par exemple démissionner pour protester contre ces morts ? Les aviez-vous entendus dire qu’ils allaient marcher pour protester, faire des pétitions ou quelque chose comme ça ? S’ils avaient fait ça j’aurais été bien embêté. On n’aurait pas pu tirer sur eux à nouveau, sinon, on se serait retrouvé devant la Cour pénale internationale. Mais ils sont venus eux-mêmes se remettre à ma disposition. Vous vous souvenez que moi, j’ai marché quand l’armée a fait une descente à la cité universitaire de Yopougon. C’est à ce moment qu’ils m’ont mis en prison. Ce qui a fait ma gloire et mon succès futur. Eux, ils ont peur d’aller en prison. Comment voulez-vous que j’aie peur d’opposants qui ont peur d’aller en prison ? Là où j’ai eu chaud encore, c’est lors des déchets toxiques. Tout le monde était fâché. Même mes supporters. J’étais coincé. Je me suis dit, « cette fois-ci, ils vont faire ce que moi-même j’aurais fait si j’avais été à leur place ; ils vont demander à la population de sortir massivement pour venir protester, organiser des marches, des meetings partout dans le pays, exiger ma démission... » Et je m’étais dit, « ça ne sent vraiment pas bon. S’il y a encore des morts, l’ONU et la communauté internationale qui s’est emparée de cette affaire ne me louperont pas. Je savais que tout le monde m’attendait au tournant. Mais rien ! Ils n’ont même pas dit un mot. Ils ont laissé les gens manifester tout seuls, jusqu’à ce qu’ils se fatiguent. Moi-même, je n’en revenais pas. C’est lorsque j’ai remis en place les trois que l’autre, celui qui disait que l’ONU lui avait donné tout mon pouvoir, avait enlevé de leurs postes qu’ils se sont mis à se plaindre. Ah bon ? Quand la population meurt à cause des déchets toxiques, ça ne leur dit rien. C’est quand je leur souffle au nez des postes qu’ils lorgnaient qu’ils se sentent concernés ? Non, ils sont vraiment formidables. Et puis il y a eu les femmes qui ont manifesté contre la vie chère. Rien. Pas un mot. Ils n’étaient pas concernés. C’est vrai que pour eux la vie n’a jamais été chère. Donc, ce n’était pas leur affaire. Il y a eu quelques morts, mais je me suis dépêché pour envoyer un peu d’argent aux familles des victimes, j’ai dit aux ministres de faire en sorte que les prix baissent, ils ont jeté de la poudre aux yeux de tout le monde, et les choses se sont très vite tassées. guy 001.jpgOuf, j’avais eu un peu chaud, mais heureusement mes deux opposants étaient là pour me tirer d’affaire. Il y a eu quoi encore ? Quand j’ai envoyé cinq cent millions à mon ami de là-haut, je me suis dit que si c’était moi, je demanderais à la population de manifester sa colère parce qu’il y avait eu des inondations ici, avec des morts, et on n’avait rien fait. Mais comme je les connais maintenant, je ne me suis pas inquiété. Et je n’ai pas eu tort. Donc, quand j’ai décidé de dissoudre le gouvernement et la CEI, je ne me faisais aucun souci. Je savais que sous la poussée de leurs jeunes militants, ils parleraient et manifesteraient un peu, mais que ça n’irait pas loin. Il y a eu quelques morts, mais je savais qu’ils reviendraient dans mon gouvernement. Ils sont revenus. Moi, mon objectif était de me débarrasser de ceux que je ne voulais plus voir dans mon gouvernement, et que l’on ne parle plus de la date des élections. Ils m’ont envoyé quelques bons vieux bien fatigués, des gens que personne ne connaît, et, les élections, qui en parle encore ? Ils attendent tous ce que je vais décider. Parce que c’est moi, et moi seul le vrai maître du jeu. Comme je ne suis pas pressé, ils peuvent attendre autant qu’ils veulent. Maintenant, ils parlent du 15 mai. Ils vont faire quoi ? Est-ce qu’on ne se connaît pas dans ce pays ? Si vous voulez, on prend le pari. Il n’y aura rien. Un peu de bruit, peut-être quelques morts, et le 16 mai, je convoquerai un conseil des ministres où ils seront tous présents, au garde-à-vous devant moi. De vous à moi, quand on a des leaders d’opposition comme ça, la meilleure chose à faire n’est-elle pas de prier pour que Dieu leur donne longue vie, et qu’ils restent longtemps à la tête de cette opposition ? Je dois vous avouer une dernière chose. J’admire ceux qui sont encore derrière eux.

source  : www.venancekonan.com