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28/07/2010

Ambassade des États-Unis: Je souhaite obtenir un visa d'étudiant

072610-AP100630010153-300.jpgQue dois-faire avant de soumettre ma demande de visa ?

Après avoir été accepté(e) par un établissement d'enseignement supérieur et avant de soumettre votre demande de visa, vous devez obtenir de cet établissement le formulaire (I-20 ou DS-2019) nécessaire pour la délivrance du visa d'étudiant ou de participant à des échanges éducatifs ou culturels qu'il vous faut et un document d'inscription au « Student and Exchange Visitor Information System » (SEVIS). Le SEVIS est un système d'information sur Internet qui suit les étudiants étrangers. Vous devez payer un droit d'inscription à cet effet, qui s'élève (en date de mai 2010) à 200 dollars pour la plupart des étudiants. Pour de plus amples renseignements sur le SEVIS, veuillez consulter http://www.ice.gov/sevis/.

Combien de temps avant le début des cours dois-je soumettre ma demande de visa ?

Vous devez soumettre votre demande dès que possible, au plus tard 120 jours avant le début des cours. La période de délivrance des visas varie d'un pays à l'autre, mais les consulats donnent la priorité aux visas d'étudiant et de participant à des échanges éducatifs ou culturels. Certaines demandes de visa exigent des délais supplémentaires, de l'ordre de 60 jours au maximum.

Pour de plus amples renseignements sur les délais nécessaires d'obtention d'une entrevue et d'examen de votre demande, veuillez consulter http://travel.state.gov/visa/temp/wait/wait_4638.html.

Quelle sorte de visa dois-je demander ?

Vous devez demander un visa F-1 si vous souhaitez faire des études dans un établissement accrédité d'enseignement supérieur ou étudier l'anglais dans une université ou dans un institut linguistique. Vous devez demander un visa J-1 si vous participez à un programme d'échanges éducatifs ou culturels. Vous devez demander un visa M-1 si vous êtes inscrit à un programme non universitaire ou technique. Pour de plus amples renseignements sur ces visas, veuillez consulter http://travel.state.gov/visa/temp/types/types_1270.html.

Quels sont les frais d'obtention d'un visa ?

Vous devez payer le droit d'inscription au SEVIS : 200 dollars pour les visas F-1 et M-1 et 180 dollars pour le J-1. Vous devez aussi payer 140 dollars (en date de juin 2010) au titre des frais de dossier, qui ne sont pas remboursables. En outre, il se peut que vous ayez à payer un droit de délivrance du visa conformément à l'accord réciproque conclu entre votre pays et les États-Unis. Veuillez consulter http://travel.state.gov/visa/frvi/fees/fees_1341.html pour savoir si c'est le cas pour votre pays.

Quelles sont les principales démarches pour obtenir un visa ?

Tout d'abord, il faut prendre un rendez-vous pour une entrevue personnelle en consultant le site Internet de l'ambassade ou du consulat des États-Unis le plus proche. Veuillez consulter http://www.usembassy.gov/.

Il vous faut rassembler plusieurs documents avant de vous présenter à cette entrevue. Ces documents comprennent : 1) un passeport valide dont la durée est supérieure à celle de votre séjour ; 2) la page imprimée de la confirmation d'une demande de visa dûment remplie (DS-160, remplie à l'aide d'un ordinateur) ; 3) le document fourni par votre futur établissement d'enseignement supérieur aux fins de l'obtention d'un visa (I-20 ou DS-2019) ; 4) le reçu du versement du droit d'inscription au SEVIS ; 5) une photo de 5 cm sur 5 cm si elle n'a pas été fournie avec la demande de visa DS-160. (Note : vous devez remplir les formulaires de demande de visa et régler les frais de dossier avant de solliciter une entrevue. Pour de plus amples renseignements sur les formalités particulières à votre pays, veuillez consulter http://www.usembassy.gov/.

Lors de l'entrevue, vous devez montrer que vous êtes un étudiant sérieux qui est bien informé au sujet de son futur établissement d'enseignement supérieur, qui a un plan d'études bien détaillé et qui sait les cours qu'il va suivre. Il vous faut aussi montrer que vous comptez retourner dans votre pays, notamment en indiquant que vous avez un domicile en dehors des États-Unis, que vous n'avez nullement l'intention d'y renoncer dans l'immédiat, que vous comptez quitter les États-Unis après avoir achevé vos études et que vous avez suffisamment d'argent pour couvrir les frais de votre première année d'études.

Voir aussi Campus Connections [http://www.America.gov/publications/ejournalusa/0809.html] et College and University Education in the United States [http://www.America.gov/publications/ejournalusa/1105.html].

(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)

guy kouassi

00:27 Publié dans USA | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : usa, voyage, étudiant, éducation, visa

15/03/2010

Un policier abat deux gendarmes et un étudiant

photo19422703234b9d71450e1ef.jpgNuit de feu, de sang et de ...mort. Ce n’est pas le titre d’un film d’horreur. C’est bien la triste réalité de ce terrible drame qui s’est produit dans la nuit du vendredi 12 au samedi dernier 13 mars, à Yopougon.

Une tragique nuit où la vie d’individus s’est arrêtée brusquement. Violemment. Cette vie là, c’est celle de deux gendarmes et d’un étudiant, abattus par un policier, aux abords de l’un de ses maquis chauds que regorge la populaire commune de Yopougon. Mais comment peut-on expliquer que la mort d’hommes en tenue, puissent porter la « griffe » d’un frère d’armes ? En l’absence bien entendu des défunts, nous nous contentons donc de livrer les faits tels que relatés par l’auteur de cette nuit sanglante. A savoir, le sergent-chef de police répondant au nom de Tanoh, en service à la Direction de la police des stupéfiants et des drogues ( Dpsd), actuellement aux arrêts. A l’en croire donc, le vendredi dernier 12 mars, il termine son service aux alentours de minuit. Une journée bien remplie. Il entreprend tout de suite, de rentrer à son domicile, à Yopougon, dans les environs du collège « Offoumou Yapo ». Ce, pour un repos bien mérité. Mais ce repos-là, il ne l’aura pas vraiment. C’est qu’une fois à Yopougon, il reçoit sur son cellulaire, un appel téléphonique de l’un de ses amis qui est ingénieur-agronome. Ce dernier l’invite à partager un repas bien arrosé. Le temps également, de discuter de choses intéressantes entre amis. Cette offre-là, il ne la décline pas. Bien hélas, c’est là que son destin se joue. Celui d’autres personnes aussi. De fait, il part à la rencontre de son ami. Ce dernier, est en compagnie d’un autre et de deux jeunes filles. Tous conviennent de se rendre au maquis dit « le Village ». C’est non loin du collège « Offoumou Yapo ». Ce qui donc fait parfaitement l’affaire pour lui. Vu que son domicile n’est pas loin de là. Une fois la bombance terminée, il pourra aussitôt retrouver son logis et se reposer enfin. L’ambiance dans le temple de la joie est gaie. Les convives ne voient même pas le temps passer. Aux environs de 4h du matin, la fatigue aidant, les amis décident de rentrer. Mais une fois tous sortis du maquis, les deux jeunes filles du groupe, éprouvent l’envie de satisfaire un besoin naturel pressant. Elles choisissent comme toilettes de fortune, l’espace plongé dans la pénombre, à quelques mètres seulement du maquis. Les instants d’après, voilà deux jeunes gens, sortis eux aussi du maquis, se déportent exactement à l’endroit où les jeunes filles sont en train de se soulager. Le sergent-chef Tanoh les interpelle en leur faisant comprendre, qu’il y a, à l’endroit vers lequel ils foncent, des dames qui se soulagent et dont la nudité est certainement étalée. Mais apparemment, cette interpellation n’est pas du goût des deux jeunes gens qui lui auraient lancé : « Qui es-tu pour nous parler ainsi ? ». Il s’en suit alors une altercation verbale entre les deux parties. C’est à ce moment que l’un des deux jeunes gens avance vers lui et lui administre une gifle bien appuyée. Convaincu dès cet instant d’avoir affaire à des voyous, le policier sort son arme à feu dont la seule vue à son sens, aurait dissuadé ses adversaires. Que nenni vraisemblablement.

Et tout bascula...

De fait, alors qu’il pense avoir le contrôle de la situation, un autre jeune homme, un ami aux deux autres, surgit dans son dos et lui frappe brusquement la main tenant le pistolet. Evidemment, sous la violence du coup, l’arme se retrouve au sol. Il s’engage aussitôt une lutte entre les différents protagonistes, pour le contrôle du pistolet. Plus prompt, le sergent-chef Tanoh, réussit à récupérer son arme. Pour lui, il n’y a plus rien à faire. Ses adversaires, il est certain que ce sont des criminels qui auraient pu s’emparer de son arme, pour l’abattre. Là, il n’hésite plus. A bout portant, il libère une fulgurante décharge, qui atteint de plein fouet le premier se tenant en face de lui. Le second qui recule, il ne lui donne pas également le temps de prospérer dans son action. A bout portant encore, il le descend. Le troisième, celui qui lui avait à l’instant frappé le bras, prend dès cet instant la fuite. Il se lance à ses trousses et libère un coup de feu. L’homme atteint, s’écroule après une vingtaine de mètres. Il le rejoint et lui expédie au sol, d’autres balles dans le corps. Ce sont donc au total, sept balles que le sergent-chef de police, loge dans le corps de ses protagonistes inertes au sol. Des badauds, qui accourent vers les cadavres, se prennent brusquement la tête entre les mains. Ils identifient en fait les victimes, des habituées du maquis. Ce ne sont pas des malfrats. Deux sont des gendarmes et surtout de frères. Il s’agit de Suy Irié Aimé Bienvenu de la promotion 2006-2008 et Suy Ignace de la promotion 97-99. Tous deux, respectivement en service à l’escadron 2/1 de la gendarmerie de Yopougon « Toits rouges » et au Commandement supérieur au Plateau. Le troisième qui est celui pris en chasse par le policier, est un étudiant. Il répond lui, au nom de Tahi César Abraham. Là, le sergent-chef Tanoh comprend le cruel destin dont il vient d’être victime et les autres aussi qu’il vient d’abattre également. L’étudiant, faut-il le rappeler, à en croire à présent d’autres témoignages qui prennent le relais de celui du policier, malgré les trois balles reçues, est encore en vie. Il faut le sauver. Un taxi est affrété et il est embarqué à bord. Direction, les urgences du Chu de Yopougon. Mais l’on semble ici perdre du temps à recevoir le blessé. Le taxi fait alors demi-tour, dans l’espoir de conduire Tahi César dans une clinique. Hélas, en chemin, le pauvre tire sa révérence. Son corps est donc ramené sur les lieux du drame pour les constats d’usage. Que le destin est parfois cruel. Notons que le policier tueur est aux arrêts, après qu’il se soit lui-même livré au District de police de Yopougon. Cela, après qu’il eut su que ses victimes ne sont que des frères d’arme.

transcrit par GUY Kouassi

Source : Soir Info