topblog Ivoire blogs Envoyer ce blog à un ami

29/03/2010

Délestage en Côte d’Ivoire : Bédié répond à Gbagbo

  1. Rhdp (Large)(3).JPG

    · Depuis que le délestage de l'énergie électrique est venu, au début du mois de février 2010, s'ajouter aux affres que vivent au quotidien les Ivoiriens depuis décembre 1999, plusieurs justifications tantôt à caractère technique tantôt à caractère démagogique, ont été données par les tenants du pouvoir, depuis les techniciens jusqu'au Chef de l'Etat, sur cette situation incongrue et déplorable.

    De manière récurrente, la panne survenue à l'une des turbines, d'une capacité de production de 150 MW de la centrale thermique d'AZITO, a été avancée comme étant la cause du délestage.

    · Le PDCI-RDA qui a bâti notre pays pendant plus de 40 ans , notamment de 1960 à 1999, et qui a donné un essor particulier au secteur électrique ivoirien, se sent interpellé par certaines allégations tendancieuses, certaines demi- vérités voire certaines contre- vérités distillées çà et là par les abonnés de la désinformation et de l'intoxication dans le noir dessein de chercher à noyer le poisson dans l'eau, de chercher à vouer le concessionnaire à la vindicte publique ou à porter, comme à leur habitude, un doigt accusateur sur le PDCI-RDA.

    La vérité doit être dite à nos compatriotes trop longtemps abusés par des apprentis sorciers et des vendeurs d'illusions patentés.

    Il n'est pas question ici de distraire encore une fois les Ivoiriens qui vivent le calvaire sous cette " refondation " à vite oublier, de leurs préoccupations quotidiennes vitales.

    C'est l'objet de la présente déclaration qui vient en appui à la magistrale réplique déjà faite par le Groupe parlementaire PDCI-RDA.

    En effet, de quoi s'agit-il ?

    1/ D'abord la cause profonde et les origines du délestage

    L'accident survenu à AZITO est un épisode purement conjoncturel dans le déclin de notre secteur électrique sous la "refondation".

    Nos compatriotes doivent savoir que la cause du délestage est plus profonde que ce qu'on leur dit. Il s'agit d'un déséquilibre structurel de longue durée entre production et consommation d'électricité, déséquilibre dû à une absence totale d'investissement en matière de production et de distribution de l'énergie électrique depuis plus d'une dizaine d'années, alors même que la consommation est en forte hausse ainsi bien en interne, qu'à l'export, et que des investisseurs privés ayant déjà fait leurs preuves ont soumis au Gouvernement de Laurent Gbagbo depuis plusieurs années des projets crédibles, de construction de centrales thermiques au gaz selon le mode BOOT.

    "Gouverner c'est prévoir" dit l'adage. Pour le PDCI-RDA, être incapable de prévoir et de planifier et de programmer le développement dans un secteur aussi vital pour l'économie nationale et même sous-régionale, c'est le comble de l'incompétence et d'une inconséquence dramatique.
    La Côte d'Ivoire mérite mieux en matière de gouvernance.

Lire la suite

12/03/2010

Le Délestage électrique en cote d’ivoire, à qui la faute?

deficit-production-electrique-cote-divoire-co-L-1.jpegRETOUR SUR LES POLITIQUES ENERGETIQUES EN CÔTE D’IVOIRE

Platon nous laissait entendre que « le propre de la sagesse et de la vertu est de gouverner bien ; le propre de l’injustice et de l’ignorance est de gouverner mal ». Le président Houphouët-Boigny avait lui, résolu de prévoir car c’est aussi bien gouverner.  Cet homme politique de premier plan,  avait doté la Côte d’Ivoire de barrages hydroélectriques et de centrales pour la fourniture d’électricité. C’est ainsi qu’ont été construits les barrages d’Ayamé 1 (1959), Ayamé 2 (1965), Kossou (1972), Taabo (1979), Buyo (1980) et Fayé dans la région de San Pedro (1983). Et en 1984, la Centrale thermique de Vridi  (212 MW) est inaugurée avec une turbine à gaz. En 1985, une autre turbine est ajoutée.

Le président Henri Konan Bédié, s’inscrivant dans cette dynamique inaugure une troisième  turbine  en 1997.

Mieux, dans le cadre du programme de développement durable de la Côte d'Ivoire, le gouvernement ivoirien décide de faire réaliser en 1997, la Centrale Thermique d'Azito pour les raisons principales suivantes : Répondre à la forte croissance de la demande d'énergie électrique en Côte d'Ivoire ; Utiliser le gaz naturel national dont les récentes découvertes assurent l'indépendance énergétique de la Côte d'Ivoire ; Faire de la Côte d'Ivoire la principale nation exportatrice d'électricité en Afrique de l'Ouest. Deux années plus tard, Henri Konan Bédié inaugure la centrale thermique d’Azito. La première turbine a été inaugurée en janvier 1999 et la seconde a été mise en service en février 2000. D'une puissance initiale de 300 MW et à terme de 450 MW la centrale d'AZITO était la plus puissante, la plus moderne et la plus performante  d'Afrique de l'Ouest. Par sa technologie, elle fournit plus du tiers de l'électricité produite en Côte d'Ivoire et permet non seulement d'assurer son indépendance énergétique mais aussi d'exporter de l'électricité.



Ainsi, de 1997 à 2003, l'on a enregistré un taux de croissance annuelle moyen de production de 13,72%. Face à cette croissance alarmante du niveau de production pouvant conduire à terme à un épuisement précoce de la ressource et partant l'interruption également précoce de la production énergétique thermique, rien de sérieux  n’a été fait.

En 2006, la production électrique d’origine  hydraulique représentait 27% de la production totale. Sur 5 542 GWh produits, l’hydraulique a fourni 1 510 GWh (avec une puissance installée de 604 MW).

Six barrages fournissent l’électricité consommée: i) Buyo (50%), Taabo (30%), Ayamé (14%), Kossou (5%) et Fayé (1%). La Côte d’Ivoire était exportatrice nette d’électricité vers le Mali, le Burkina Faso, le Bénin et le Togo.

Mais le manque de clairvoyance des autorités actuelles a conduit le pays dans une situation inédite : le délestage dans un pays comme la Côte d’Ivoire. Pourquoi un tel délestage ? Il est dit du côté des voix autorisées que le système électrique national connaît en ce moment une diminution de sa capacité de production d’énergie électrique qui se traduit par des difficultés à satisfaire l’ensemble des besoins en électricité des populations.

En attendant le retour à une situation normale qui est prévue au mois de Mai 2010, l’Etat a engagé des actions pour réduire les effets du délestage sur les populations.

Lire la suite

09/03/2010

Le Délestage électrique en cote d’ivoire, le gouvernement sort de son sommeil

photo10370622704b968ba863a63.jpgM. Augustin Kouadio Komoé, ministre des Mines et de l’Energie, a animé un point de presse, le mardi 9 mars 2010, à son Cabinet, sis à l’immeuble SCIAM, 15ème étage pour annoncer que le président Laurent Gbagbo est impliqué lui-même dans la résolution de la crise de l’énergie qui frappe la Côte d’Ivoire et qu’il interviendra au moment opportun sur le sujet.  le celebre GUY Kouassi touché n'a pas manqué au rendez-vous.   les gars, lisez Ci-dessous la déclaration intégrale du ministre des Mines et de l’Energie :

« Mesdames et Messieurs les Journalistes,( il nous salut hoo)

Je vous rencontre ce matin pour vous donner des éclairages sur les questions d'actualités concernant le département ministériel, mais principalement au sujet du délestage que connaît la Côte d'Ivoire depuis bientôt un mois.

Avant tout propos, je remercie la presse dans son ensemble pour avoir effectué le déplacement et je profite de l'occasion pour utiliser vos canaux afin de rassurer la population ivoirienne sur le traitement du problème de délestage.

Je suis en fonction depuis une semaine et je n'ai pas jugé opportun de m'adresser à la Presse immédiatement pour deux raisons essentielles :

- La première, c'est que mon prédécesseur a échangé largement avec le public le Il février dernier sur l'épineuse question de délestage. Il a été suivi par le Directeur Général de l'Energie (DGE) qui a fait un point de presse le 04 mars 2010.

- La deuxième, c'est que la gravité de la situation et la complexité des problèmes qui se posent au Secteur de l'Electricité et des Hydrocarbures imposait de prendre toute la mesure du défi qui s'impose à nous avant toute communication sur le sujet.

Mon intervention ce jour a pour objet d'une part, de rompre le silence que je me suis imposé afin de rassurer les populations sur la détermination du Gouvernement à résoudre dans les meilleurs délais cette crise de l'énergie ; d'autre part, d'annoncer que le Chef de l'Etat, s'adressera à la nation dans les tous prochains jours sur la crise énergétique qui mine notre pays depuis la fin du mois de décembre 2009.

A cet effet, le Président de la République a rencontré à sa résidence officielle de Cocody les principaux responsables du Secteur de l'Electricité le dimanche 07 mars dernier pour s'assurer de la mise en œuvre des mesures prescrites en vue de soulager les populations.

C'est dans cette même optique que le Premier Ministre présidera une séance de travaille mercredi 10 mars 2010 avec l'ensemble des acteurs du Secteur de l'Electricité.

Mesdames et
Messieurs les Journalistes,

Je voudrais rassurer nos concitoyens que sur instructions du Président de la République, mon Département a poursuivi ces derniers jours les réflexions qui nous permettent d'avoir une lueur d'espoir qui sera portée à la connaissance de la population par le Chef de l'Etat.

Dans l'attente de ces mesures et de leur effet sur les populations, je voudrais au nom du Gouvernement exprimer ma compassion aux populations et les entreprises qui payent un lourd tribut dans cette crise. J'en appelle au calme et à la sérénité de tous.

Sur le différend qui opposerait notre pays au Ghana, je puis vous affirmer qu'il n'y aura pas de guerre du Pétrole entre la Côte d'Ivoire et le Ghana.

Cette conviction est celle que partagent les dirigeants des deux pays au plus haut niveau.

Par ailleurs, il faut noter que quelque soient les arguments techniques et juridiques qui peuvent être développés par les Parties en présence, des solutions économiques consensuelles sont envisageables pour la préservation des intérêts mutuels des deux pays frères.

Pour terminer, je voudrais porter à votre connaissance que dorénavant nous ferons un point de presse deux fois par semaine pour informer les populations sur l'évolution de la situation.

Merci à la Presse pour son concours efficace dans la gestion de cette crise.

Que Dieu vous bénisse.

Je vous remercie ».

 

 

Propos recueilli par  GUY kouassi