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27/03/2010

après le delestage, plus d'eau!

180px-Abidjan_Communes.svg.pngL’enfer des habitants
Face à cette situation qui dure depuis maintenant plus de 3 mois pour les habitants d’Angré, 6 mois pour ceux de Belleville, abobo, y compris les residences Universitaire et Marcory sans fil, ils ont décidé de prendre leur destin en main. « Aujourd’hui, vous ne verrez pas une cour sans fûts. Tout comme dans les campements, nous détenons ces fûts afin de nous faire des réserves en eau », explique Bah A. de Marcory Sans Fil. Chez Tanoh, on a décidé de recourir à des moyens précaires. « Avec la maisonnée, on est obligé parfois de veiller pour attendre l’eau afin de remplir les seaux et les bouteilles. Quand tu as raté l’heure de la venue, c’est difficile après, il faut attendre le lendemain à la même heure. Il faut acheter de l’eau avec les jeunes qui sont au bas de l’immeuble qui vendent une petite bouteille d’eau à 100 Fcfa. Ceux-ci sont gênants parfois parce qu’ils se querellent tard la nuit, quelquefois à 1 h du matin, sur l’eau empêchant les gens de dormir. C’est une situation difficile car il faut gérer l’eau qu’on a et c’est pénible pour moi qui ai un bébé », explique-t-elle. Koffi Marie-Laure, de la Star 10, explique que c’est l’aide des parents et des amis qui leur permet de survivre. « Pour se laver et préparer, on prend de l’eau chez des parents et des amis. Pour boire, on achète de l’eau minérale. Mais certaines fois, on va acheter de l’eau au terminus dans les barriques et les fûts. C’est pénible, car parfois on de fausses alertes de venue d’eau et on veille pour attendre. Mais aucune goutte d’eau ne vient», regrette cette dernière. Clarisse N. elle, explique qu’elle va souvent prendre de l’eau à Abobo. « Ma sœur et moi allions prendre de l’eau à Abobo dans les grands bidons. C’est une situation inimaginable. On va souvent prendre de l’eau vers Victor Lobad, c’est mieux de chercher de l’eau soi-même que de payer une barrique à 500 Fcfa. Pis, ces vendeurs d’eau ne sont pas présents tous les jours», fustige cette dernière.

quelque plainte

Aka Noëlle, résidente à la Star 11, les traits creusés par la fatigue, attend depuis une heure sous un soleil de plomb, que l’eau vienne dans le robinet de fortune du quartier. « Je n’en peux plus. Depuis trois semaines exactement, on coupe l’eau de 8h à 18h 30 parfois 22heures. On ne peut pas se laver, ne serait-ce que le visage, on ne peut pas faire la cuisine», se plaint-elle. Propos corroborés par Zamblé Félix, habitant également à la Star 11 qui ne cache pas son indignation. « On coupe l’eau et on coupe le courant. On ne peut même pas se laver pour se rendre au travail. On ne peut pas nous demander de travailler dans de telles conditions. On ne peut pas boire de l’eau avec la chaleur qu’il y a ces derniers temps. Si cela continue, on va manifester même si c’est au prix de notre vie », a clamé celui-ci. Si les populations de la Star 11 sont excédées face aux coupures d’eau, celle de la Star 10 se sont résignés à leur sort. Depuis trois semaines, aucune goutte d’eau ne coule de leurs robinets. « Cela fait trois semaines qu’on est privé d’eau. Au début, on avait cru à une simple coupure d’eau qui allait durer jusqu’à 22h. Mais jusqu’à aujourd’hui, pas une seule goutte d’eau dans le robinet. De plus, je viens de recevoir la facture d’eau qui s’élève à 7.000 Fcfa. C’est incompréhensible, explique désabusée Koffi Marie-Laure, une résidente de la cité. Clarisse N’guré, une autre résidente ne cache pas son mécontentement. « C’est une situation très pénible. L’eau est source de vie et depuis trois semaines, on est privé d’eau. On ne vit plus, on survit », déplore-t-elle. A Belleville (Abobo) tout comme à Marcory sans fil, ce sont les mêmes tracasseries. «On ne dort que d’un œil. Parce que si vous ratez l’heure d’arriver de cette denrée rare, vous n’aurez que vous yeux pour pleurer. Aujourd’hui, on a rarement le droit de prendre deux bains par jour. Mais au moins, nous nous arrangeons pour ne pas manquer d’eau à boire », soutient C. Sinaly, habitant d’Abobo- Belleville.

face a ce calveur nous nous demandons si réelement notre gouvernement s'occupe de nous, puisque dans tout les discours ils repette sans cesse "y a rien face" nous on vois la mort en face si l'on ne fais rien.

 

vivement GUY Kouassi

12/03/2010

Le Délestage électrique en cote d’ivoire, à qui la faute?

deficit-production-electrique-cote-divoire-co-L-1.jpegRETOUR SUR LES POLITIQUES ENERGETIQUES EN CÔTE D’IVOIRE

Platon nous laissait entendre que « le propre de la sagesse et de la vertu est de gouverner bien ; le propre de l’injustice et de l’ignorance est de gouverner mal ». Le président Houphouët-Boigny avait lui, résolu de prévoir car c’est aussi bien gouverner.  Cet homme politique de premier plan,  avait doté la Côte d’Ivoire de barrages hydroélectriques et de centrales pour la fourniture d’électricité. C’est ainsi qu’ont été construits les barrages d’Ayamé 1 (1959), Ayamé 2 (1965), Kossou (1972), Taabo (1979), Buyo (1980) et Fayé dans la région de San Pedro (1983). Et en 1984, la Centrale thermique de Vridi  (212 MW) est inaugurée avec une turbine à gaz. En 1985, une autre turbine est ajoutée.

Le président Henri Konan Bédié, s’inscrivant dans cette dynamique inaugure une troisième  turbine  en 1997.

Mieux, dans le cadre du programme de développement durable de la Côte d'Ivoire, le gouvernement ivoirien décide de faire réaliser en 1997, la Centrale Thermique d'Azito pour les raisons principales suivantes : Répondre à la forte croissance de la demande d'énergie électrique en Côte d'Ivoire ; Utiliser le gaz naturel national dont les récentes découvertes assurent l'indépendance énergétique de la Côte d'Ivoire ; Faire de la Côte d'Ivoire la principale nation exportatrice d'électricité en Afrique de l'Ouest. Deux années plus tard, Henri Konan Bédié inaugure la centrale thermique d’Azito. La première turbine a été inaugurée en janvier 1999 et la seconde a été mise en service en février 2000. D'une puissance initiale de 300 MW et à terme de 450 MW la centrale d'AZITO était la plus puissante, la plus moderne et la plus performante  d'Afrique de l'Ouest. Par sa technologie, elle fournit plus du tiers de l'électricité produite en Côte d'Ivoire et permet non seulement d'assurer son indépendance énergétique mais aussi d'exporter de l'électricité.



Ainsi, de 1997 à 2003, l'on a enregistré un taux de croissance annuelle moyen de production de 13,72%. Face à cette croissance alarmante du niveau de production pouvant conduire à terme à un épuisement précoce de la ressource et partant l'interruption également précoce de la production énergétique thermique, rien de sérieux  n’a été fait.

En 2006, la production électrique d’origine  hydraulique représentait 27% de la production totale. Sur 5 542 GWh produits, l’hydraulique a fourni 1 510 GWh (avec une puissance installée de 604 MW).

Six barrages fournissent l’électricité consommée: i) Buyo (50%), Taabo (30%), Ayamé (14%), Kossou (5%) et Fayé (1%). La Côte d’Ivoire était exportatrice nette d’électricité vers le Mali, le Burkina Faso, le Bénin et le Togo.

Mais le manque de clairvoyance des autorités actuelles a conduit le pays dans une situation inédite : le délestage dans un pays comme la Côte d’Ivoire. Pourquoi un tel délestage ? Il est dit du côté des voix autorisées que le système électrique national connaît en ce moment une diminution de sa capacité de production d’énergie électrique qui se traduit par des difficultés à satisfaire l’ensemble des besoins en électricité des populations.

En attendant le retour à une situation normale qui est prévue au mois de Mai 2010, l’Etat a engagé des actions pour réduire les effets du délestage sur les populations.

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