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06/05/2011

300 employés "patriotes" de la BICICI, menacés de licenciement

BICICI.jpgL’information fait grand bruit. 300 employés de la banque internationale pour le commerce et l’industrie de Côte d’Ivoire(Bicici). Les concernés ont dans ce sens reçu chacun une demande d’explication qui pourrait aboutir à un licenciement massif. Selon un responsable qui a requis l’anonymat, puisque la communication de l’entreprise relève encore de Paris, cela est loin de refléter la réalité. Pour les deux responsables, ce sont des délégués qui sont allés très loin dans les actions contre les intérêts de la banque lors de la crise liée à la volonté du gouvernement Aké N’Gbo de nationaliser la banque manu militari. « Des agents ont forcé les portes de l’entreprise et ont fait subir à la banque d’énormes préjudices au point que nous accusons un retard dans l’ouverture de nos agences ». Les lettres ont été adressées aux agents parce que l’entreprise, avant la fermeture, a pris le soin de payer aux agents deux mois de salaire. « Qu’est-ce qui peut alors justifier la présence des agents malgré les mises en garde de la direction légale », s’est-il interrogé.

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12/03/2011

La crise ivoirienne se vit aussi sur Facebook et Twitter

610x (4)(66).jpgA la faveur de la crise que traverse la Côte d’Ivoire, la diffusion de l’information emprunte des chemins de traverse. Les blogs, les réseaux sociaux et la téléphonie mobile jouent un rôle de plus en plus important. Ils sont souvent à la source de l’information et envoient au monde entier des nouvelles de Yopougon, Abobo ou Cocody.

Qu’ils soient sur place ou à l’étranger, les Ivoiriens, déjà très nombreux sur les réseaux sociaux, utilisent de plus en plus cette voie pour s’informer. Dans chaque camp, les pages Facebook se multiplient en faveur de l’un ou l’autre président du pays. Pendant la campagne, les équipes de Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara avaient déjà développé des pages officielles. Mais beaucoup d’autres ont fait leur apparition. Les blogs jouent également la carte du « contre-pouvoir » avec des prises de positions tranchées à la mesure de la scission de la société. On s’y échange points de vue, petites infos, articles, vidéo, voire interviews audio, sur la crise, avec des commentaires, le plus souvent partisans en fonction de la tendance défendue. Pour beaucoup d’entre eux, ces réseaux sont devenus une source alternative d’information. Elle leur permet de disposer à la fois d’une revue de presse multimédia et de se transmettre les dernières faits et gestes des acteurs de la crise. Elle permet également aux membres de la diaspora de participer, de loin, au débat sur la vie politique de leur pays.

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27/03/2010

après le delestage, plus d'eau!

180px-Abidjan_Communes.svg.pngL’enfer des habitants
Face à cette situation qui dure depuis maintenant plus de 3 mois pour les habitants d’Angré, 6 mois pour ceux de Belleville, abobo, y compris les residences Universitaire et Marcory sans fil, ils ont décidé de prendre leur destin en main. « Aujourd’hui, vous ne verrez pas une cour sans fûts. Tout comme dans les campements, nous détenons ces fûts afin de nous faire des réserves en eau », explique Bah A. de Marcory Sans Fil. Chez Tanoh, on a décidé de recourir à des moyens précaires. « Avec la maisonnée, on est obligé parfois de veiller pour attendre l’eau afin de remplir les seaux et les bouteilles. Quand tu as raté l’heure de la venue, c’est difficile après, il faut attendre le lendemain à la même heure. Il faut acheter de l’eau avec les jeunes qui sont au bas de l’immeuble qui vendent une petite bouteille d’eau à 100 Fcfa. Ceux-ci sont gênants parfois parce qu’ils se querellent tard la nuit, quelquefois à 1 h du matin, sur l’eau empêchant les gens de dormir. C’est une situation difficile car il faut gérer l’eau qu’on a et c’est pénible pour moi qui ai un bébé », explique-t-elle. Koffi Marie-Laure, de la Star 10, explique que c’est l’aide des parents et des amis qui leur permet de survivre. « Pour se laver et préparer, on prend de l’eau chez des parents et des amis. Pour boire, on achète de l’eau minérale. Mais certaines fois, on va acheter de l’eau au terminus dans les barriques et les fûts. C’est pénible, car parfois on de fausses alertes de venue d’eau et on veille pour attendre. Mais aucune goutte d’eau ne vient», regrette cette dernière. Clarisse N. elle, explique qu’elle va souvent prendre de l’eau à Abobo. « Ma sœur et moi allions prendre de l’eau à Abobo dans les grands bidons. C’est une situation inimaginable. On va souvent prendre de l’eau vers Victor Lobad, c’est mieux de chercher de l’eau soi-même que de payer une barrique à 500 Fcfa. Pis, ces vendeurs d’eau ne sont pas présents tous les jours», fustige cette dernière.

quelque plainte

Aka Noëlle, résidente à la Star 11, les traits creusés par la fatigue, attend depuis une heure sous un soleil de plomb, que l’eau vienne dans le robinet de fortune du quartier. « Je n’en peux plus. Depuis trois semaines exactement, on coupe l’eau de 8h à 18h 30 parfois 22heures. On ne peut pas se laver, ne serait-ce que le visage, on ne peut pas faire la cuisine», se plaint-elle. Propos corroborés par Zamblé Félix, habitant également à la Star 11 qui ne cache pas son indignation. « On coupe l’eau et on coupe le courant. On ne peut même pas se laver pour se rendre au travail. On ne peut pas nous demander de travailler dans de telles conditions. On ne peut pas boire de l’eau avec la chaleur qu’il y a ces derniers temps. Si cela continue, on va manifester même si c’est au prix de notre vie », a clamé celui-ci. Si les populations de la Star 11 sont excédées face aux coupures d’eau, celle de la Star 10 se sont résignés à leur sort. Depuis trois semaines, aucune goutte d’eau ne coule de leurs robinets. « Cela fait trois semaines qu’on est privé d’eau. Au début, on avait cru à une simple coupure d’eau qui allait durer jusqu’à 22h. Mais jusqu’à aujourd’hui, pas une seule goutte d’eau dans le robinet. De plus, je viens de recevoir la facture d’eau qui s’élève à 7.000 Fcfa. C’est incompréhensible, explique désabusée Koffi Marie-Laure, une résidente de la cité. Clarisse N’guré, une autre résidente ne cache pas son mécontentement. « C’est une situation très pénible. L’eau est source de vie et depuis trois semaines, on est privé d’eau. On ne vit plus, on survit », déplore-t-elle. A Belleville (Abobo) tout comme à Marcory sans fil, ce sont les mêmes tracasseries. «On ne dort que d’un œil. Parce que si vous ratez l’heure d’arriver de cette denrée rare, vous n’aurez que vous yeux pour pleurer. Aujourd’hui, on a rarement le droit de prendre deux bains par jour. Mais au moins, nous nous arrangeons pour ne pas manquer d’eau à boire », soutient C. Sinaly, habitant d’Abobo- Belleville.

face a ce calveur nous nous demandons si réelement notre gouvernement s'occupe de nous, puisque dans tout les discours ils repette sans cesse "y a rien face" nous on vois la mort en face si l'on ne fais rien.

 

vivement GUY Kouassi