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05/12/2011

GBAGBO A LA Haye: je ne pleure plus, je proteste.

gbagbo guy patmos.jpgL’ancien président ivoirien Arrêté le 11 avril à Abidjan, était détenu depuis à Korhogo dans le nord de la Côte d`Ivoire. Sous le coup d`un mandat sous scellés émis le 23 novembre et rendu public le mercredi 24, il avait quitté la veille la Côte d`Ivoire en avion à destination des Pays-Bas.

Pour les nouvelles autorités ivoiriennes ce n’est qu’une décision de justice, Au quartier Babré à Gagnoa ou j’étais à l’annonce de cette nouvelle, j’ai vue des hommes et des femmes fondent en larme.

Mais moi je ne pleur plus, non je ne pleur plus, je proteste!

Je ne proteste pas contre ceux qui t’on envoyer dans ce lieu mais plutôt, contre ceux qui t’ont poussé à y être monsieur le président.

Tu es aujourd’hui parmi des criminels connu et suit de tous, mais en est-tu un ? Je ne saurai répondre à cette question.

Je proteste contre Charles Blé Goudé qui avait dit que pour t’atteindre il faudrait qu’on lui passe sur le corps. Mais où est-il aujourd’hui, ou sont-ils ces jeunes dites « patriote» ? Dans aucune ville de Côte d’Ivoire je n’ai vu personne en tee-shirt noir rien que pour montrer son indignation. Je dis bien personne

Je proteste contre Brou amessan pierre l'ex DG de la RTI, ahoua don melo un de tes ministre et compagon, damana pickas, paul yao n’dré tous ceux que tu pensais être tes amis.

Soupçonné de crimes contre l`humanité commis à la suite de l`élection présidentielle de novembre 2010, tu dois comparaître pour la première fois ce lundi à 13h devant la Cour pénale internationale (CPI) tout seul. Tout seul sans la FESCI, sans le CRAC de Serge Koffi ni même le COJEP.

Tout seul …

15/11/2011

RTI: DES GROSSES TETES SONT TOMBEES. VOICI LA LISTE

aka; lesitedeguykouassi.jpgce sont 322 agents de la Rti qui viennent d’être remerciés pour « raison économique ». Il s’agirait d’un chômage technique dans l’unique but « de faire face à la crise économique » que connait cette maison. Explique Aka Sahet Lazare, le nouveau  Directeur général.

Il s’agit entre autres de Fernand Dédeh, Benson Pierre Acka, Anges Assoukrou, Roger Dédi, Jean Nôel Béhi, Katty Touré, Maxime Zogbo Toh, Barthélemy Inabo, Tonton Bouba, Awa Ehoura, Innocent Foto, Viviane Sahoua, Brou Félix Atché, Ballo Adama, Kané Sondé, Ami Gbané, Gilbert Gnagne, Brice Dagou Zouzoua, Guy-Serge, Eloi Picard Koré, Romy Roméo, Jacques Zadi, Laurence Sauthier, Kounta Mader, Eloi Oulaï, Adèle Djédjé, Issa Sangaré Yérésso, Victor Kpan, Albéric Niango Agbassi, Rebecca Koné, Marie-Laure, Aka Zakri, Jérémie Ahouré, Adolphe Zadi, Aron Badé, Ballo Adams, Eloi Picard Koré, Ricardo Somonne, Brou felix, Ben zahui, Alain Doumbia.

Quant à Serges Boguhet, Hermann Aboa, Yo Claude (super Ebony 2008), Claude Franck About (super Ebony 2006), ils ont été tout simplement et définitivement virés de l’effectif du personnel de la Rti, version Ouattara.

Très bientôt, nous mettrons à votre disposition la liste complète de tous ceux et celles qui ont été licenciés.

09/09/2011

ABIDJAN - ''Gbagbo reviendra!''

guy patmos.jpgABIDJAN - ''Gbagbo reviendra!'', affirme avec certitude un fidèle de l'''Eglise des rachetés de Dieu'', une secte évangélique d'Abidjan. De prétendues ''prophéties'' promettant un retour du président déchu circulent et sèment l'émoi en Côte d'Ivoire, au grand dam du nouveau pouvoir.

Laurent Gbagbo a beau avoir été arrêté le 11 avril après plus de quatre mois de crise - dont deux semaines de guerre - suivant son refus de reconnaître sa défaite au scrutin de novembre 2010, il a beau être détenu à Korhogo (nord) pour "crimes économiques", certains Ivoiriens gardent foi en lui, spécialement à Yopougon, son bastion dans l'ouest d'Abidjan.
"Ce n'est pas fini!", affirme à l'AFP Elie Ayéri, membre de l'"Eglise des merveilles de Dieu", brandissant un CD contenant le dernier message du pasteur ivoirien et "prophète" auto-proclamé Mamadou Koné, alias "Malachie", nom emprunté à un prophète de l'Ancien Testament.

Les "prophéties" attribuées à ce mystérieux et introuvable personnage dont le visage n'est connu qu'à travers quelques photos, ont rythmé la crise post-électorale. Contre l'évidence d'une chute probable puis avérée, elles ont laissé espérer jusqu'au bout au camp Gbagbo une "intervention divine" salvatrice.
La dernière en date de ses "révélations" lui vaut depuis août un mandat d'arrêt de la justice ivoirienne.
Dans un texte publié sur internet et dans la presse locale, il promettait rien moins qu'une nouvelle "guerre", un "grand vent de destruction", une
"catastrophe" dans la première semaine d'août, qui devait être le prélude à la libération de Laurent Gbagbo.
Conséquence: à Abidjan, où la communauté évangélique reste pourtant très minoritaire, des habitants inquiets avaient pris d'assaut les commerces pour faire des provisions avant l'Apocalypse annoncée.
"J'ai rempli mon frigo pour trois mois", se souvient Victoire Golly Yaba, une mère de famille qui se dit "traumatisée".
colporteurs de balivernes
Peine perdue: la "prophétie" s'est averée aussi fallatieuse que les précédentes.
Toutefois, pour Yves Agnimel, pasteur à la "Chapelle évangélique des délices de l'arrière-saison", elle "s'est accomplie en partie". Ce professeur d'anglais en veut pour preuves la série d'accidents de la route très meurtriers qui ont bouleversé le pays début août.
Mais pour l'"apôtre" Jean Assémian, fondateur de la "Mission des royaumes de Dieu" (Mirod), une autre église évangélique, "les prophètes qui prennent leurs rêves pour la réalité jettent un discrédit sur la corporation".

Il souhaite "assainir" un milieu "gangrené par des pasteurs +alimentaires+" surtout guidés par la foi en l'argent.
Au sortir d'une décennie de crise politico-militaire, les quelque 20 millions d'Ivoiriens (40% de chrétiens, 40% de musulmans et 20% d'animistes, selon l'estimation courante), appauvris, "sont sans repères", souligne le sociologue Nestor Anidié Dakaud.
Il pointe le "problème d'éducation", "un terreau fertile pour la propagation des croyances et des prophéties en tous genres".
L'ère Gbagbo avait vu fleurir les pasteurs parfois aussi clinquants que les "télévangélistes" américains, et dont Laurent Gbagbo et plus encore son épouse Simone étaient friands. De nombreux prêtres, pasteurs et imams exhortent à présent à ne plus mélanger religion et politique.

Mais, dans des cercles proches du pouvoir, certains veulent aller plus loin et en finir avec Malachie et ses alliés.
Il est temps de punir "les messagers" - "ces charlatans" - aussi bien que "les colporteurs" de ces "balivernes", c'est-à-dire la presse, juge Alphonse Soro, président de l'Alliance pour le changement (APC), une ONG locale.
Pour lui, Malachie est une "facette visible du machiavélisme de Laurent Gbagbo", dont l'ombre n'en finit décidément pas de planer sur un pays meurtri.

Source : AFP