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11/02/2010

Biographie de Henri konan Bedié

DSC_0239.JPGC’est le 5 mai 1934 que Henri Konan Bédié vit le jour à Dadiékro dans le département de Daoukro. Il fait de brillantes études primaires et secondaires en Côte d’Ivoire. Après l’obtention de son baccalauréat scientifique en 1954, il poursuit ses études supérieures à l’université de Poitiers en France. Il obtient successivement la licence en droit, deux diplômes d’études supérieures en économie politique et le certificat d’aptitude à la profession d’avocat. Il soutiendra avec succès, en 1969, une thèse de doctorat d’Etat ès sciences économiques.

Ces années d’études sont aussi celle du syndicalisme estudiantin dont Henri Konan Bédié fut un des leaders remarqués et du militantisme politique dans le cadre de la lutte anti-coloniale. Il rencontre aussi Henriette Bomo Koizan qu’il épouse en 1957 et qui sera la compagne fidèle de sa vie. Le couple a quatre enfants tous majeurs.

Dès son retour en Côte d’Ivoire, en 1958, Henri Konan Bédié assume les fonctions de directeur à la Caisse de Prévoyance sociale et des Prestations familiales et contribue à jeter les bases du système de sécurité sociale ivoirienne.

Son ardeur au travail ainsi que ses qualités de sérieux, de modestie, d’intégrité lui valent la confiance et l’estime du Président Félix Houphouët-Boigny.

Nommé premier ambassadeur de la Côte d’Ivoire indépendante aux Etats-Unis d’Amérique et au Canada, il assure la présence ivoirienne sur la scène internationale et s’emploie à développer les relations économiques et financières avec le continent nord-américain.

Fort de ces bons résultats, Henri Konan Bédié est appelé au poste de ministre des affaires économiques et financières qu’il occupe sans discontinuer de 1966 à 1977. Il est l’artisan de la croissance économique exceptionnelle de la Côte d’Ivoire, qualifiée de ” miracle ivoirien “. Comme ministre des Finances, son autorité professionnelle devient internationale. Il préside aux destinées de nombreuses organisations communes africaines et internationales. Président en 1974 des Assemblées annuelles du FMI/BIRD. Premier Président du Comité joint FMI/BIRD (1974-1976).

Conseiller à la Société financière internationale, filiale de la Banque mondiale alors présidée par Robert Mac Namara, il contribue à la promotion des investissements privés en Afrique noire.

Revenu en Côte d’Ivoire, il est élu député et maire de Daoukro. Il est également élu Président de l’Assemblée nationale qu’il dirige avec talent de 1980 à 1993.

A la mort du Président Félix Houphouët-Boigny, le 7 décembre 1993, il accède à la magistrature suprême en vertu de l’article 11 de la constitution ivoirienne.

Son passage à la tête de l’Etat ivoirien, de 1993 à 1999, est caractérisé par une vigoureuse relance économique et de nombreuses réformes de structure pour moderniser le pays.Messe_FHB16 (19).jpg

Le Président Henri Konan Bédié a su rassembler les Ivoiriens dans l’unité, en insistant sur l’identité nationale, en renforçant la conscience d’appartenance non seulement à un Etat national mais aussi à une communauté soudée par une culture et une histoire. Il leur a donné l’espérance en les conduisant sur les voies de la croissance et du renouveau et en leur montrant l’avenir jusqu’à l’horizon 2025.

Cet avenir se lisait déjà dans les dix grands chantiers de réforme et d’action mis en œuvre et qui devraient conduire à un développement durable au service d’un progrès social hardi.

Homme de paix et de dialogue, Henri Konan Bédié est un des rares présidents africains à avoir à plusieurs reprises pardonné à ses ennemis et à ses adversaires potentiels et surtout à avoir gouverné sans verser le sang de ses concitoyens.

Sur le plan international, il a assuré une présence rayonnante à la Côte d’Ivoire en élargissant le cercle de ses relations extérieures, en contribuant activement à la sauvegarde et au maintien de la paix en Afrique et dans le monde.

Henri Konan Bédié est aussi un penseur. Il a consigné ses idées et ses réflexions dans ses discours réunis en volumes et dans trois ouvrages : Paroles et La nouvelle société aux frontières du développement publiés en 1995, Les chemins de ma vie en 1999.
De l’ivoirité, conceptualisation de la quête culturelle et identitaire des Ivoiriens à l’échange inégal entre pays développés et sous-développés, de l’unité africaine aux problèmes de développement, de l’analyse historique de nos société traditionnelles aux problèmes de l’Etat et de la démocratie, il existe peu de sujets dont il n’ait tiré une philosophie générale et une politique. Il est permis de discuter ses idées. Il est difficile de contester qu’il en a. Et la politique, ce sont d’abord des idées.

Ainsi, c’est un homme de pensée et d’action, un démocrate épris de dialogue et de paix, un nationaliste soucieux du progrès et du rayonnement de son pays, pour tout dire un homme d’Etat moderne qui sollicite à nouveau le suffrage des Ivoiriens, sous la bannière du Parti démocratique de la Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), parti de l’expérience et de l’espérance.

Il faut à la Côte d’Ivoire un Président moderne pour réaliser son grand rêve de progrès continu et de bonheur partagé.

Biographie de Laurent GBAGBO

Laurent Koudou Gbagbo1 né le 31 mai 1945 à Mama sous-préfecture de Ouragahio est le 4e président de la République de Côte d'Ivoire depuis le 26 octobre 2000.

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Origines

Laurent Koudou Gbagbo originaire du pays bété, est né le 31 mai 1945 dans le village de Mama, sous-préfecture de Ouragahio dans le département de Gagnoa sous l'administration coloniale de Afrique occidentale française dans l'ouest ivoirien. Laurent Gbagbo est né d'une famille catholique pauvre originaire du grand-ouest ivoirien, son père Zèpè Paul Koudou Gbagbo était un ancien combattant pendant la Seconde Guerre mondiale puis sergent de police et sa mère Marguerite Gado originaire du village bété Blouzon était une simple ménagère. Son père fut, au cours de la Seconde Guerre, blessé et fait prisonnier par les troupes allemandes. Ainsi, le 8 mai 2003, Zèpè Paul Koudou ancien sergent de l'armée française reçut des autorités françaises une haute distinction militaire, celui du titre officiel de « Reconnaissance de la Nation Française ».


Années de formations
Laurent Gbagbo débute ses études à l'école primaire publique Plateau à Agboville où son père exerçait la fonction de sergent de police.
Il obtient son baccalauréat de philosophie au lycée classique d'Abidjan en 1965, puis une licence d'histoire à l'Université d'Abidjan en 1969. Il devient en 1970 professeur d'histoire au lycée classique Abidjan Cocody. Chercheur à l'institut d'histoire, d'art et d'archéologie africaine (IHAAA) à partir de 1974, Gbagbo est également titulaire d'une maitrise d'histoire de la Sorbonne. Il soutient en juin 1979 une thèse de doctorat en histoire intitulée Les ressorts socio-économiques de la politique ivoirienne: 1940-1960.


Le militant politique
Entrée dans le syndicalisme
Membre du syndicat national de la recherche et de l'enseignement supérieur (SYNARES), il participe aux mouvements de grève de l'enseignement en 1982, et fonde dans la clandestinité le futur Front populaire ivoirien. Il part en exil pour la France en 1985, afin selon lui de lutter contre la dictature du PDCI, alors parti unique et promouvoir le multipartisme. En France, il se lie d'amitié avec Guy Labertit, membre du PSU, même si ses rapports avec le parti socialiste au pouvoir en France sont difficiles, du fait de son opposition à Félix Houphouët-Boigny.
Il épouse en secondes noces Simone Ehivet Gbagbo, syndicaliste marxiste, très proche des milieux évangéliques états-uniens.
Gbagbo rentre en Côte d'Ivoire le 13 septembre 1988, Houphouët ayant implicitement accordé son pardon en déclarant que l'arbre ne se fâche pas contre l'oiseau.

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Biographie de Laurent GBAGBO

gal1.gifLaurent GBAGBO
Laurent Koudou Gbagbo1 né le 31 mai 1945 à Mama sous-préfecture de Ouragahio est le 4e président de la République de Côte d'Ivoire depuis le 26 octobre 2000.

Origines

Laurent Koudou Gbagbo originaire du pays bété, est né le 31 mai 1945 dans le village de Mama, sous-préfecture de Ouragahio dans le département de Gagnoa sous l'administration coloniale de Afrique occidentale française dans l'ouest ivoirien. Laurent Gbagbo est né d'une famille catholique pauvre originaire du grand-ouest ivoirien, son père Zèpè Paul Koudou Gbagbo était un ancien combattant pendant la Seconde Guerre mondiale puis sergent de police et sa mère Marguerite Gado originaire du village bété Blouzon était une simple ménagère. Son père fut, au cours de la Seconde Guerre, blessé et fait prisonnier par les troupes allemandes. Ainsi, le 8 mai 2003, Zèpè Paul Koudou ancien sergent de l'armée française reçut des autorités françaises une haute distinction militaire, celui du titre officiel de « Reconnaissance de la Nation Française ».

Années de formations
Laurent Gbagbo débute ses études à l'école primaire publique Plateau à Agboville où son père exerçait la fonction de sergent de police.
Il obtient son baccalauréat de philosophie au lycée classique d'Abidjan en 1965, puis une licence d'histoire à l'Université d'Abidjan en 1969. Il devient en 1970 professeur d'histoire au lycée classique Abidjan Cocody. Chercheur à l'institut d'histoire, d'art et d'archéologie africaine (IHAAA) à partir de 1974, Gbagbo est également titulaire d'une maitrise d'histoire de la Sorbonne. Il soutient en juin 1979 une thèse de doctorat en histoire intitulée Les ressorts socio-économiques de la politique ivoirienne: 1940-1960.

Le militant politique
Entrée dans le syndicalisme
Membre du syndicat national de la recherche et de l'enseignement supérieur (SYNARES), il participe aux mouvements de grève de l'enseignement en 1982, et fonde dans la clandestinité le futur Front populaire ivoirien. Il part en exil pour la France en 1985, afin selon lui de lutter contre la dictature du PDCI, alors parti unique et promouvoir le multipartisme. En France, il se lie d'amitié avec Guy Labertit, membre du PSU, même si ses rapports avec le parti socialiste au pouvoir en France sont difficiles, du fait de son opposition à Félix Houphouët-Boigny.
Il épouse en secondes noces Simone Ehivet Gbagbo, syndicaliste marxiste, très proche des milieux évangéliques états-uniens.
Gbagbo rentre en Côte d'Ivoire le 13 septembre 1988, Houphouët ayant implicitement accordé son pardon en déclarant que l'arbre ne se fâche pas contre l'oiseau.

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