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27/07/2010

Affaire Le Nouveau Courrier : Theo et ses compagnons, Oula et Bahi sont libres


Ils sont libres. Théophile Kouamouo, Saint Claver Oula et Stéphane Bahi Guédé, journalistes au quotidien ivoirien Le nouveau courrier, ont été relaxés ce lundi 26 juillet sur le coup de 18 heures 50, par le tribunal de première instance d’Abidjan.

photo15715809884c4e044e436e8.jpgIl est 18 heures trente sept minutes, quand entrent dans la salle d’audience, le président de la cour et ses accesseurs, après plus de quarante minutes de délibéré. Il aura fallu plus de quatre tours d’horloge en procès et en délibérations pour voir la vérité éclater.

« Le tribunal, (…) a décidé ce qui suit : (…) sur les faits de recel, entendu que le fait de vol de document de justice n’étant pas constitué, il n’en serait pas autrement pour ceux de recel. Il convient de déclarer Kouamouo Théophile, Oula Saint Claver et Bahi Guédé Stéphane non coupables, et les relaxer pour échec de poursuites », a prononcé le président du tribunal.

Sur les accusations de « diffusion d’informations relatives au contenu d’un dossier de justice non encore évoqué en audience publique », Théophile Kouamouo, Saint Claver Oula et Stéphane Bahi Guédé ont été reconnus coupables. En répression, le Tribunal, en application des peines prévues par l’article 73 de la loi N° 2004-143 du 14 décembre 2004, « les condamne à payer solidairement la somme de cinq millions de francs Cfa d’amende ; ordonne la suspension du quotidien Le Nouveau Courrier de quinze jours à compter de la notification de la décision de condamnation ; ordonne la publication de la présente Décision dans un journal d’annonces légales ; ordonne la confiscation de l’ordinateur contenant le réquisitoire du Parquet ; dit n’y avoir lieu à exécution provisoire(…)».proces.jpg

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15/07/2010

TOUS POUR LA libération immédiate et inconditionnelle du journaliste Théophile Kouamouo et de ses collaborateurs à Abidjan

55190087_p.jpgLe journaliste Camerouno-français, Théophile Kouamouo, Directeur des Rédactions du Nouveau Courrier d'Abidjan ainsi que deux de ses collaborateurs, sont arbitrairement détenus depuis le 13 juillet par la police criminelle d'Abidjan, prétendument pour "vol de documents"; Cette arrestation  fait suite à la publication dans le Nouveau Courrier du 13 juillet 2010 d' informations confidentielles -jugées sensibles par le procureur de la République-sur les détournements dans la très juteuse filière cacao en Côte d'Ivoire.
Théophile Kouamouo est ancien correspondant du Journal Le Monde à Abidjan et a travaillé tour à tour pour les Journaux Le Temps, Fraternité Matin et Le défunt Courrier d'Abidjan. Il a contribuer à lancer depuis quelques mois, le Nouveau Courrier, qui s'est jusque là illustré par son indépendance et ses révélations sur divers dossiers sensibles qui secouent la Côte d'Ivoire.
le site de GUY Kouassi condamne fermement l'arrestation arbitraire de Théophile Kouamouo et de ses collaborateurs et exige leur libération immédiate et inconditionnelle.


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17:06 Publié dans politique ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : theo

07/07/2010

Enquête parlementaire sur la fraude et la corruption aux concours d`accès à la Fonction publique

Les députés des trois groupes parlementaires formant la Mouvance parlementaire se sont retrouvés hier à l'Assemblée Nationale aux fins d'arrêter une stratégie devant leur permettre de faire admettre par leurs pairs des autres formations politiques, la nécessité d'une enquête parlementaire pour faire la lumière sur les accusations du président Koulibaly contre le ministre Tagro.

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Il ressort de cette réunion que les élus Pdci-Rda, Udpci et Solidarité sont déterminés à faire aboutir leurs résolutions d'enquête. Ils entendent convaincre les commissions, puis la plénière d'approuver l'ouverture d'une enquête parlementaire. Pour se faire, ils se sont donné les moyens juridiques et politiques en vue de l'aboutissement de leurs différentes résolutions. Les trois groupes parlementaires ont proposé des résolutions dans le sens de la demande d'enquête. Et ils les défendront demain mercredi devant la commission. ". Nous parlons stratégie. Nous sommes aux préparatifs. On se prépare. On s'attend à des difficultés… Nous demandons quelque chose, il faut mettre toutes les forces de notre côté. On apprend qu'ils veulent bloquer à tout prix, donc il faut se préparer pour être fort dans les arguments… ", a confié le député Jean Michel Moulod, président du groupe parlementaire Pdci-Rda. Les commissions vont siéger mercredi. C'est à la suite des débats en commission, voire en plénière que l'on saura si la commission d'enquête parlementaire sera lancée ou pas. Si en commission, aucune décision n'est prise, alors les députés vont en plénière. La commission fait son rapport qui est lu en plénière. Et si là aussi, ça ne va pas, la plénière peut en débattre pour trouver une autre solution. De quel moyen dispose la Mouvance parlementaire pour faire aboutir sa requête ? Le député Dan Ouélo Michel répond en ces termes : " La loi est une pour tout le monde. Elle s'applique à tous. Si les règlements nous permettent de défendre nos positions, nous n'allons pas les défendre sur le vide. Nous trouverons des arguments fondés sur les textes de l'Assemblée nationale, sur la Constitution qui nous permettent de faire cette enquête. Ce n'est pas la première fois que l'Assemblé nationale de Côte d'Ivoire se réunit pour faire une enquête sur un événement. Ce n'est pas parce qu'il s'agit de Tagro que nous n'allons pas faire cette enquête. Nous la ferons…". En d'autres termes, la réunion d'hier leur aura permis de consolider leur position et de se doter d'armes pour la bataille de la commission et de la plénière.