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15/04/2011

Que reste-t-il de l'opposition camerounaise?

patmosguy iya.jpgElles sont loin, les manifestations qui, en 2008, avaient fait trembler Yaoundé. Démunis, éparpillés, les adversaires du président camerounais Paul Biya pourraient ne pas lui offrir une trop grande résistance lors de la présidentielle d’octobre.

Ils rêvaient de battre le pavé une fois par semaine pour faire tomber le régime de Paul Biya, 78 ans, dont vingt-huit au pouvoir. Mais les activistes de la Nouvelle Opposition camerounaise (NOC), une coalition de jeunes acteurs politiques, ont déchantédès leur première sortie, le 23 février. Ils devaient, ce jour-là, commémorer les émeutes de 2008. Comme trois ans plus tôt, et comme au début des années 1990 lors des opérations « villes mortes » qui avaient abouti à des élections pluralistes, ils se sont heurtés à un important dispositif de sécurité déployé par un gouvernement rendu fébrile par les révolutions arabes. Sauf que, cette fois, la population n’a pas suivi.

« Certes, il y a un mécontentement, mais il manque aux couches les plus démunies un véritable élément déclencheur, comme la hausse des prix des denrées de première nécessité en 2008 », explique René Tamla, conducteur de moto-taxi à Douala, qui avait jusqu’ici participé à toutes les manifestations.

Parfois lancés par des organisations totalement inconnues, les derniers mots d’ordre ont été jugés confus, voire carrément irréalistes, comme celui qui demande le départ du chef de l’État à quelques mois de la présidentielle d’octobre (« Biya must go », « Biya doit partir »). Dans les années 1990, non seulement les mouvements étaient structurés et bien organisés, mais ils bénéficiaient d’importants relais politiques, sociaux et médiatiques, tout en étant portés par l’espoir d’une rupture radicale. Ce n’est plus le cas aujourd’hui  et les Camerounais, résignés, se désintéressent d’un scrutin qui leur semble joué d’avance. Le nombre d’inscrits sur les listes rendues publiques au 31 mars en témoigne : 900 000 électeurs sur les 5 millions attendus.

L’opposition est en fait orpheline de ses leaders historiques. Apparus dans l’euphorie du retour au multipartisme, ils n’occupent plus le terrain. John Fru Ndi est bien candidat à l’investiture du Social Democratic Front (SDF), mais n’exclut pas de boycotter le scrutin en l’absence de garantie de transparence. Surnommé Suffer Don Finish (« Fini la souffrance », en pidgin) dans les milieux populaires, son parti a perdu de son aura. Et les accusations d’autoritarisme dont Fru Ndi est l’objet, les dissidences répétées, ainsi que le rapprochement avec Paul Biya ont fini par le décrédibiliser aux yeux de nombre de Camerounais.

Certains opposants ont survécu en ralliant les différents gouvernements Biya. C’est le cas d’Issa Tchiroma Bakary. Issu des rangs du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), il cumule les casquettes de ministre de la Communication et de porte-parole du gouvernement. Il est le seul membre de l’opposition habilité à tenir meeting hors de son fief d’origine. Ou encore de Bello Bouba Maïgari, de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP), qui détient le portefeuille des Transports.


 

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07/04/2011

Côte d'Ivoire : préparation d'une intervention de l'Afrique du Sud à Abidjan ?

006042011115225000000drakengsberg.jpgL’Afrique du Sud se prépare à une intervention de son armée dans la capitale économique ivoirienne, pour protéger ses ressortissants, pourtant peu nombreux.

Va-t-on vers l’intervention d’une nouvelle armée étrangère en Côte d’Ivoire ? Selon nos informations, l’Afrique du Sud se prépare en effet à envoyer des soldats à Abidjan pour mettre ses ressortissants en sécurité.

La marine sud-africaine dispose déjà d’un navire ravitailleur qui mouille au large d’Abidjan, le SAS Drakensberg. Ce bâtiment peut notamment accueillir un hélicoptère (voir photo).

Pretoria dispose aussi d’un autre bâtiment de guerre, situé dans le Golfe de Guinée, et qui devrait faire mouvement vers Abidjan prochainement.

Une centaine de parachutistes-commandos sud-africains sont aussi stationnés à Accra (Ghana) et pourraient intervenir dans la capitale économique ivoirienne.

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11/03/2011

Propositions du panel de l`Union africaine - Voici le communiqué de la 265è Réunion du Conseil de paix et de sécurité

guy kouassi 02.jpgLe Conseil de paix et de sécurité de l`Union africaine (UA), en sa 265ème réunion,tenue le 10 mars 2011, au niveau des chefs d’Etat et de Gouvernement, a adopté la décision qui suit sur la situation en Côte d’Ivoire :

Le Conseil,

1. Prend note du rapport du Groupe de haut niveau pour le règlement de la crise en Côte d’Ivoire, créé aux termes du paragraphe 6 du communiqué PSC/AHG/COMM(CCLIX) adopté lors de sa 259ème réunion tenue le 28 janvier 2011 [Document PSC/AHG/2(CCLXV)].

Le Conseil prend également note des déclarations faites par le Président Alassane Dramane Ouattara, ainsi que par le représentant de S.E. Laurent Gbagbo ;



2. Réaffirme l’ensemble de ses décisions antérieures sur la crise postélectorale que connaît la Côte d’Ivoire depuis le 2ème tour de l’élection présidentielle, le 28 novembre 2010, reconnaissant l’élection de M. Alassane Dramane Ouattara en qualité de Président de la République de Côte d’Ivoire;



3. Félicite le Groupe de haut niveau pour son engagement et les efforts soutenus qu’il a déployés dans la recherche d’un règlement pacifique à la crise actuelle en Côte d’Ivoire. A cet égard, le Conseil rend hommage aux Présidents Mohamed Ould Abdel Aziz de Mauritanie, Jacob Zuma d’Afrique du Sud, Blaise Compaoré du Burkina Faso, Jakaya Kikwete de Tanzanie et Idriss Déby Itno du Tchad, ainsi qu’aux Présidents des Commissions de l’UA et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Dr. Jean Ping et M. James Victor Gbeho, pour leur contribution à la recherche d’une solution à la crise actuelle en Côte d’Ivoire. Le Conseil félicite également tous ceux qui ont apporté leur coopération au Groupe de haut niveau dans l’accomplissement de son mandat. Le Conseil exprime son appréciation au Secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki‐moon, pour l’appui apporté au Groupe, à travers son Représentant spécial en Afrique de l’Ouest, Said Djinnit

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