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23/09/2011

Facebook : une nouvelle dimension

facebook- guy patmos.jpgFacebook franchit un énorme cap. Concentration maximale des données et occupations des facebookiens et entrée en scène de Timeline, un historique dynamique de toute votre activité depuis votre inscription. Détails…

Êtes-vous prêts à partager encore plus votre vie sociale et virtuelle avec les millions d’utilisateurs de Facebook ?
La conférence f8, destinée aux développeurs du réseau social star, se tenait le jeudi 22 septembre dernier et les annonces faites par Mark Zuckerberg himself sont nombreuses et annonciatrices de profondes modifications.
Un peu secoué par l’affront Google+, concurrent plus léger, plus simple à paramétrer mais aussi capable d’une meilleure intégration des contenus multimédias, Facebook se devait d’innover grandement pour continuer à capter sa base de 800 millions d’utilisateurs (et 500 millions de connexions quotidiennes !) et en attirer de nouveaux.

 


En ouverture de son f8, Mark Zuckerberg a introduit Timeline, la nouvelle génération de profil Facebook. Avec Timeline, Facebook concentre techyou-facebook-timeline.jpgtoutes les dates, informations, photos, statuts, liens, groupes, en gros toutes les activités que vous avez pu effectuer sur le réseau pour les trier et les afficher avec plus ou moins d’importance dans une gigantesque frise chronologique verticale. Visuellement très différent des précédents profils, Timeline propose une image de profil principale, illustrant votre vie et une image de profil basique, en vignette, le tout se posant au dessus d’une double colonne d’événements.
S’il est de prime abord étonnant de voir apparaître son passif facebookien après la mise en branle sa propre Timeline, il l’est d’autant plus de voir apparaître toutes les connexions familiales et/ou amicale fortes, que Facebook nous suggère souvent et que l’on peut ou non accepter.

 

Ainsi sur le bord droit de l’écran, une frise datée du présent, 2011, à la naissance de l’utilisateur est ponctuée de dates et même, donc, d’années antérieures à la création du site. Naissance de cousins, de frères et soeurs, photos de mariage datant des années 90′s, de collège, de fac. A partir du moment ou un évènement, une photo, une vidéo a été datée, l’aspirateur Timeline les replace dans leur contexte historique virtuel. Impressionnant et… effrayant.
Avec Timeline, Facebook nous lance en pleine face à quel point, même en maîtrisant la publication d’informations, le maillage de contact aboutit à un portrait robot detaillé de nos vies numériques. Plus que jamais, certains adoreront, d’autres pesteront plus fort encore !

 

De nouveaux amis pour « J’aime », tous vos amis dans un fil d’infos

Emblématique de Facebook, le bouton « Like » ou « J’aime » n’est plus la seule interaction basique sur un contenu mis en ligne. Très vite, un nouveau vocabulaire d’interaction va se mettre en place : « read », « watch », « eat », « hike », « listen » (je lis, je regarde, je mange, je parcours, j’écoute). En revanche, Facebook reste un monde de Bisounours de l’interaction et l’on ne peut toujours pas trouver de bouton « Je déteste ». Dommage…

Le fil d’information principal, qui défile au centre de la page d’accueil de Facebook, recentre l’intérêt sur les statuts, photos et liens. En haut de page, un regroupement des faits les plus pertinents des deniers temps sont agglomérés. Enfin, le « Ticker » (téléscripteur en français) fait son apparition sur la droite de l’écran et, comme son nom l’indique, regroupe absolument toutes les activités de votre réseau en direct. Un fil d’information exhaustif et même un peu trop complet, puisque l’on assiste, par exemple, à des joutes verbales consécutives à un statut auquel nous n’avons jamais fait partie. A tout moment, on peut tout de même pointer sa souris sur une histoire parmi des milliers du fil Ticker et voir apparaître de façon dynamique la fenêtre liée ainsi qu’interagir directement à l’intérieur.
Ou quand Facebook augmente un peu plus son coefficient de voyeurisme et d’intrusion.

Partage multimédia exacerbé, blogging et web dans le web

Google+ a donné le « la » en matière de partage des vidéos, musiques et photos, grâce aux outils puissants de Google. La tentation était trop grande pour Mark Zuckerberg que d’accoucher d’une réplique de taille. Le petit génie du réseau social dégaine alors la deuxième vie d’Open Graph, l’outil qui permet à tout contenu extérieur à Facebook d’interagir avec le site.
La musique est le meilleur exemple de cette nouvelle dimension multimédia social prise par Facebook. Avec Spotify, sorte de partenaire privilégié de l’aventure, on pouvait déjà afficher sur son mur une écoute en cours. Désormais, on pourra voir dans le « Ticker » un message indiquant qu’un ami écoute un morceau et, simplement en cliquant sur ladite annonce, écouter nous-même la chanson. Un exercice qui nécessite tout de même d’être inscrit sur Spotify et qui également ouvert à d’autre site comme Deezer ou SoundCloud.

Même topo pour les livres que l’on lit, les films que l’on visionne (Facebook conforte ses partenariats avec les services de VOD comme Netflix), au-delà d’aimer une activité, on peut donc emboîter le pas à un ami. Même l’activité physique, que l’on ne sait toujours pas reproduire sur le web, devient sociale. Un petit footing géolocalisé (de nombreux outils chez Nike et TomTom le permettent) et partagé sur Facebook et voilà que des contacts s’y mettent et comparent sur le site les temps et parcours sur la carte de Lieu !

Côté news, infos et blogging, notons d’ailleurs que le partenariat annoncé avec Yahoo! News ouvre, en sus de la publication du fil éditorial du géant du web, une perpective sociale de l’info. La possibilité de réagir directement à un sujet lu par un ami peut ouvrir le débat et générer d’autres contenus d’information. Avec la puissance éditoriale que détient aujourd’hui Yahoo!, Facebook pourrait bien aspirer une partie des e-débats que se tiennent sur Twitter aujourd’hui. Bien entendu, on peut activer ou désactiver l’affichage public de ses lectures Yahoo! News

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Avec tous ces apports, Facebook entre bel et bien dans une nouvelle ère et se positionne plus que jamais comme une bulle web dans la bulle web, centralisant un bon nombre d’outils 2.0, un centre commercial du web social.

Au-delà des apports, écrivons… « bénéfiques » pour utilisateurs, il ne faut pas perdre de vue que tous ces changements améliore surtout une donnée : le ciblage publicitaire. Pour l’usage d’une application, par exemple, une seule autorisation suffit désormais pour que l’on profite de ses offres et l’appli profite de vos infos. L’amélioration de Lieu (« Places » en anglais) et sa contextualisation plus pertinente apportent enfin une géolocalisation poussée et utile pour tout un tas de services commerciaux. Et la facilité d’accès au multimédia contribue lui aussi à cibler avec précisions les goûts et humeurs des consomm… euh, désolé, les utilisateurs innocents que sont les facebookiens.

Notez que tous les nouveaux outils décrits lors de la conférence seront mis en ligne progressivement dans les prochains jours. Certains, comme le Ticker, sont déjà actifs depuis le début de la semaine.

22:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

bonne visibilté des photos, on sent vraiment que face book boss

Écrit par : alice yao | 24/09/2011

Absolument horrible cette nouvelle version de FB! Heureusement Google Chrome a intégré un outil dans son browser qui élimine le fil de droite. Malgré ceci, on ne trouve plus personne!
J’y vais de moins en moins…il faut JAMAIS changer quelque chose qui arche! C’est bien pour cette raison qu’Apple a gagné une grande partie du marché… Microsoft a tout planté depuis W95 et toute ma famille a changé pour un MAC!

Écrit par : petit souris | 24/09/2011

Suite au tollé provoqué par les découvertes du développeur Nik Cubrilovic, Facebook a réagi en annonçant la modification de trois des cookies générés par le site dans les 24 heures. Le réseau social s'était pourtant défendu de s'en servir pour « suivre » ses utilisateurs déconnectés.

Le week-end dernier, le développeur et hacker Nic Cubrilovic a publié un billet sur son blog, exposant le fait que plusieurs cookies générés par le réseau social étaient encore actifs même quand l'utilisateur en était déconnecté. Par la voix d'un développeur de Facebook, le site a expliqué le but n'était pas de « traquer » l'utilisateur, mais de le protéger tout en lui facilitant l'accès au réseau social.

Une explication qui n'a pas empêché la polémique de s'installer, à l'heure où Facebook se montre de plus en plus intrusif sur le Web en général – Spotify étant le dernier exemple en date. Hier dans la journée, des ingénieurs américains de Facebook ont pris contact avec Nic Cubrilovic : à la suite d'une discussion de quarante minutes, les représentants du réseau social ont indiqué au codeur australien qu'ils allaient régler le problème. « Ils ont pour objectif de fixer la question d'ici demain. Il y aura toujours des cookies, mais ils ne seront plus identifiables » a-t-il déclaré au site Smarthouse.

L'ironie de la situation, c'est que Nic Cubrilovic avait tenté d'approcher Facebook en décembre 2010 et en janvier 2011 pour alerter le réseau social du problème. Il aura fallu que ce dernier soit rendu public pour que Facebook se penche dessus.

Écrit par : audrey oeillet | 28/09/2011

kouakou demosthene kouadio escroc ivoirien fils de konan kouakou amoin

Écrit par : stephane | 02/10/2012

Les commentaires sont fermés.