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07/07/2010

Enquête parlementaire sur la fraude et la corruption aux concours d`accès à la Fonction publique

Les députés des trois groupes parlementaires formant la Mouvance parlementaire se sont retrouvés hier à l'Assemblée Nationale aux fins d'arrêter une stratégie devant leur permettre de faire admettre par leurs pairs des autres formations politiques, la nécessité d'une enquête parlementaire pour faire la lumière sur les accusations du président Koulibaly contre le ministre Tagro.

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Il ressort de cette réunion que les élus Pdci-Rda, Udpci et Solidarité sont déterminés à faire aboutir leurs résolutions d'enquête. Ils entendent convaincre les commissions, puis la plénière d'approuver l'ouverture d'une enquête parlementaire. Pour se faire, ils se sont donné les moyens juridiques et politiques en vue de l'aboutissement de leurs différentes résolutions. Les trois groupes parlementaires ont proposé des résolutions dans le sens de la demande d'enquête. Et ils les défendront demain mercredi devant la commission. ". Nous parlons stratégie. Nous sommes aux préparatifs. On se prépare. On s'attend à des difficultés… Nous demandons quelque chose, il faut mettre toutes les forces de notre côté. On apprend qu'ils veulent bloquer à tout prix, donc il faut se préparer pour être fort dans les arguments… ", a confié le député Jean Michel Moulod, président du groupe parlementaire Pdci-Rda. Les commissions vont siéger mercredi. C'est à la suite des débats en commission, voire en plénière que l'on saura si la commission d'enquête parlementaire sera lancée ou pas. Si en commission, aucune décision n'est prise, alors les députés vont en plénière. La commission fait son rapport qui est lu en plénière. Et si là aussi, ça ne va pas, la plénière peut en débattre pour trouver une autre solution. De quel moyen dispose la Mouvance parlementaire pour faire aboutir sa requête ? Le député Dan Ouélo Michel répond en ces termes : " La loi est une pour tout le monde. Elle s'applique à tous. Si les règlements nous permettent de défendre nos positions, nous n'allons pas les défendre sur le vide. Nous trouverons des arguments fondés sur les textes de l'Assemblée nationale, sur la Constitution qui nous permettent de faire cette enquête. Ce n'est pas la première fois que l'Assemblé nationale de Côte d'Ivoire se réunit pour faire une enquête sur un événement. Ce n'est pas parce qu'il s'agit de Tagro que nous n'allons pas faire cette enquête. Nous la ferons…". En d'autres termes, la réunion d'hier leur aura permis de consolider leur position et de se doter d'armes pour la bataille de la commission et de la plénière.

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