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15/03/2010

Un policier abat deux gendarmes et un étudiant

photo19422703234b9d71450e1ef.jpgNuit de feu, de sang et de ...mort. Ce n’est pas le titre d’un film d’horreur. C’est bien la triste réalité de ce terrible drame qui s’est produit dans la nuit du vendredi 12 au samedi dernier 13 mars, à Yopougon.

Une tragique nuit où la vie d’individus s’est arrêtée brusquement. Violemment. Cette vie là, c’est celle de deux gendarmes et d’un étudiant, abattus par un policier, aux abords de l’un de ses maquis chauds que regorge la populaire commune de Yopougon. Mais comment peut-on expliquer que la mort d’hommes en tenue, puissent porter la « griffe » d’un frère d’armes ? En l’absence bien entendu des défunts, nous nous contentons donc de livrer les faits tels que relatés par l’auteur de cette nuit sanglante. A savoir, le sergent-chef de police répondant au nom de Tanoh, en service à la Direction de la police des stupéfiants et des drogues ( Dpsd), actuellement aux arrêts. A l’en croire donc, le vendredi dernier 12 mars, il termine son service aux alentours de minuit. Une journée bien remplie. Il entreprend tout de suite, de rentrer à son domicile, à Yopougon, dans les environs du collège « Offoumou Yapo ». Ce, pour un repos bien mérité. Mais ce repos-là, il ne l’aura pas vraiment. C’est qu’une fois à Yopougon, il reçoit sur son cellulaire, un appel téléphonique de l’un de ses amis qui est ingénieur-agronome. Ce dernier l’invite à partager un repas bien arrosé. Le temps également, de discuter de choses intéressantes entre amis. Cette offre-là, il ne la décline pas. Bien hélas, c’est là que son destin se joue. Celui d’autres personnes aussi. De fait, il part à la rencontre de son ami. Ce dernier, est en compagnie d’un autre et de deux jeunes filles. Tous conviennent de se rendre au maquis dit « le Village ». C’est non loin du collège « Offoumou Yapo ». Ce qui donc fait parfaitement l’affaire pour lui. Vu que son domicile n’est pas loin de là. Une fois la bombance terminée, il pourra aussitôt retrouver son logis et se reposer enfin. L’ambiance dans le temple de la joie est gaie. Les convives ne voient même pas le temps passer. Aux environs de 4h du matin, la fatigue aidant, les amis décident de rentrer. Mais une fois tous sortis du maquis, les deux jeunes filles du groupe, éprouvent l’envie de satisfaire un besoin naturel pressant. Elles choisissent comme toilettes de fortune, l’espace plongé dans la pénombre, à quelques mètres seulement du maquis. Les instants d’après, voilà deux jeunes gens, sortis eux aussi du maquis, se déportent exactement à l’endroit où les jeunes filles sont en train de se soulager. Le sergent-chef Tanoh les interpelle en leur faisant comprendre, qu’il y a, à l’endroit vers lequel ils foncent, des dames qui se soulagent et dont la nudité est certainement étalée. Mais apparemment, cette interpellation n’est pas du goût des deux jeunes gens qui lui auraient lancé : « Qui es-tu pour nous parler ainsi ? ». Il s’en suit alors une altercation verbale entre les deux parties. C’est à ce moment que l’un des deux jeunes gens avance vers lui et lui administre une gifle bien appuyée. Convaincu dès cet instant d’avoir affaire à des voyous, le policier sort son arme à feu dont la seule vue à son sens, aurait dissuadé ses adversaires. Que nenni vraisemblablement.

Et tout bascula...

De fait, alors qu’il pense avoir le contrôle de la situation, un autre jeune homme, un ami aux deux autres, surgit dans son dos et lui frappe brusquement la main tenant le pistolet. Evidemment, sous la violence du coup, l’arme se retrouve au sol. Il s’engage aussitôt une lutte entre les différents protagonistes, pour le contrôle du pistolet. Plus prompt, le sergent-chef Tanoh, réussit à récupérer son arme. Pour lui, il n’y a plus rien à faire. Ses adversaires, il est certain que ce sont des criminels qui auraient pu s’emparer de son arme, pour l’abattre. Là, il n’hésite plus. A bout portant, il libère une fulgurante décharge, qui atteint de plein fouet le premier se tenant en face de lui. Le second qui recule, il ne lui donne pas également le temps de prospérer dans son action. A bout portant encore, il le descend. Le troisième, celui qui lui avait à l’instant frappé le bras, prend dès cet instant la fuite. Il se lance à ses trousses et libère un coup de feu. L’homme atteint, s’écroule après une vingtaine de mètres. Il le rejoint et lui expédie au sol, d’autres balles dans le corps. Ce sont donc au total, sept balles que le sergent-chef de police, loge dans le corps de ses protagonistes inertes au sol. Des badauds, qui accourent vers les cadavres, se prennent brusquement la tête entre les mains. Ils identifient en fait les victimes, des habituées du maquis. Ce ne sont pas des malfrats. Deux sont des gendarmes et surtout de frères. Il s’agit de Suy Irié Aimé Bienvenu de la promotion 2006-2008 et Suy Ignace de la promotion 97-99. Tous deux, respectivement en service à l’escadron 2/1 de la gendarmerie de Yopougon « Toits rouges » et au Commandement supérieur au Plateau. Le troisième qui est celui pris en chasse par le policier, est un étudiant. Il répond lui, au nom de Tahi César Abraham. Là, le sergent-chef Tanoh comprend le cruel destin dont il vient d’être victime et les autres aussi qu’il vient d’abattre également. L’étudiant, faut-il le rappeler, à en croire à présent d’autres témoignages qui prennent le relais de celui du policier, malgré les trois balles reçues, est encore en vie. Il faut le sauver. Un taxi est affrété et il est embarqué à bord. Direction, les urgences du Chu de Yopougon. Mais l’on semble ici perdre du temps à recevoir le blessé. Le taxi fait alors demi-tour, dans l’espoir de conduire Tahi César dans une clinique. Hélas, en chemin, le pauvre tire sa révérence. Son corps est donc ramené sur les lieux du drame pour les constats d’usage. Que le destin est parfois cruel. Notons que le policier tueur est aux arrêts, après qu’il se soit lui-même livré au District de police de Yopougon. Cela, après qu’il eut su que ses victimes ne sont que des frères d’arme.

transcrit par GUY Kouassi

Source : Soir Info

Commentaires

Quelle tristesse !!
Où donc va le monde ??

Écrit par : Etienne | 16/03/2010

vous voyer notre pays n'est pas encore une nation. imaginons si ces victimes n'étais pas des corps habillé et peut être des chauffeur de Gbaka. on dira tout simplement ce sont des bandits et c'est fini. pourkoi un policier peu tuer aussi facilement trois personne comme des poulets.
on ne tire pas si facilement des être humains qui ne sont pas en train de fuir
si le pays est gouverné, alors cher gouvernant prenez vos responsabilité.

Écrit par : erve tape | 16/03/2010

vous voyer notre pays n'est pas encore une nation. imaginons si ces victimes n'étais pas des corps habillé et peut être des chauffeur de Gbaka. on dira tout simplement ce sont des bandits et c'est fini. pourkoi un policier peu tuer aussi facilement trois personne comme des poulets.
on ne tire pas si facilement des être humains qui ne sont pas en train de fuir
si le pays est gouverné, alors cher gouvernant prenez vos responsabilité.

Écrit par : erve tape | 16/03/2010

En représailles au meurtre de deux des leurs dans la nuit du vendredi au samedi, des gendarmes sont allés se faire entendre et en découdre avec des policiers au commissariat du 19ème arrondissement de Yopougon Toits Rouges, dans la matinée d'hier.

Finalement, c'est le chef d'état-major des armées, le général de division Philippe Mangou, qui est arrivé sur les lieux pour calmer les esprits. Il y a eu plusieurs dégâts que l'enquête ouverte permettra de connaître avec précision.

La question est maintenant de savoir pourquoi aucune autorité depuis le samedi n'est montée au créneau pour désamorcer la bombe. Ne faut-il pas craindre que la proximité des deux camps des antagonistes puisse mettre le feu aux poudres à tout moment ?
réaction...

Écrit par : kouassi guy | 16/03/2010

Il y a une citation philosophique qui dit : "c' est par peur de la mort que l' on meurt " tellement que le policier avait peur de mourir il est mort moralement et meme si on dit il pouvait tiré sur la jambe mais pourquoi chercher a les tuer si on ne lui donne pas une bonne correction qui va servire de leçon au autre il font continuier a commaitre des actes insensés.

Écrit par : Christguy | 16/03/2010

Il y a une citation philosophique qui dit : "c' est par peur de la mort que l' on meurt " tellement que le policier avait peur de mourir il est mort moralement et meme si on dit il pouvait tiré sur la jambe mais pourquoi chercher a les tuer si on ne lui donne pas une bonne correction qui va servire de leçon au autre il font continuier a commaitre des actes insensés.

Écrit par : Christguy | 16/03/2010

ca c'est un crime passionnel. tirer 7 balles pour seulement 3 gars ce n'est pas normal. de plus tirer a bout portant sur une personne qui est mobilisée vous imaginez la suite....

Écrit par : Nitsuj | 24/03/2010

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