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12/03/2010

Le Délestage électrique en cote d’ivoire, à qui la faute?

deficit-production-electrique-cote-divoire-co-L-1.jpegRETOUR SUR LES POLITIQUES ENERGETIQUES EN CÔTE D’IVOIRE

Platon nous laissait entendre que « le propre de la sagesse et de la vertu est de gouverner bien ; le propre de l’injustice et de l’ignorance est de gouverner mal ». Le président Houphouët-Boigny avait lui, résolu de prévoir car c’est aussi bien gouverner.  Cet homme politique de premier plan,  avait doté la Côte d’Ivoire de barrages hydroélectriques et de centrales pour la fourniture d’électricité. C’est ainsi qu’ont été construits les barrages d’Ayamé 1 (1959), Ayamé 2 (1965), Kossou (1972), Taabo (1979), Buyo (1980) et Fayé dans la région de San Pedro (1983). Et en 1984, la Centrale thermique de Vridi  (212 MW) est inaugurée avec une turbine à gaz. En 1985, une autre turbine est ajoutée.

Le président Henri Konan Bédié, s’inscrivant dans cette dynamique inaugure une troisième  turbine  en 1997.

Mieux, dans le cadre du programme de développement durable de la Côte d'Ivoire, le gouvernement ivoirien décide de faire réaliser en 1997, la Centrale Thermique d'Azito pour les raisons principales suivantes : Répondre à la forte croissance de la demande d'énergie électrique en Côte d'Ivoire ; Utiliser le gaz naturel national dont les récentes découvertes assurent l'indépendance énergétique de la Côte d'Ivoire ; Faire de la Côte d'Ivoire la principale nation exportatrice d'électricité en Afrique de l'Ouest. Deux années plus tard, Henri Konan Bédié inaugure la centrale thermique d’Azito. La première turbine a été inaugurée en janvier 1999 et la seconde a été mise en service en février 2000. D'une puissance initiale de 300 MW et à terme de 450 MW la centrale d'AZITO était la plus puissante, la plus moderne et la plus performante  d'Afrique de l'Ouest. Par sa technologie, elle fournit plus du tiers de l'électricité produite en Côte d'Ivoire et permet non seulement d'assurer son indépendance énergétique mais aussi d'exporter de l'électricité.



Ainsi, de 1997 à 2003, l'on a enregistré un taux de croissance annuelle moyen de production de 13,72%. Face à cette croissance alarmante du niveau de production pouvant conduire à terme à un épuisement précoce de la ressource et partant l'interruption également précoce de la production énergétique thermique, rien de sérieux  n’a été fait.

En 2006, la production électrique d’origine  hydraulique représentait 27% de la production totale. Sur 5 542 GWh produits, l’hydraulique a fourni 1 510 GWh (avec une puissance installée de 604 MW).

Six barrages fournissent l’électricité consommée: i) Buyo (50%), Taabo (30%), Ayamé (14%), Kossou (5%) et Fayé (1%). La Côte d’Ivoire était exportatrice nette d’électricité vers le Mali, le Burkina Faso, le Bénin et le Togo.

Mais le manque de clairvoyance des autorités actuelles a conduit le pays dans une situation inédite : le délestage dans un pays comme la Côte d’Ivoire. Pourquoi un tel délestage ? Il est dit du côté des voix autorisées que le système électrique national connaît en ce moment une diminution de sa capacité de production d’énergie électrique qui se traduit par des difficultés à satisfaire l’ensemble des besoins en électricité des populations.

En attendant le retour à une situation normale qui est prévue au mois de Mai 2010, l’Etat a engagé des actions pour réduire les effets du délestage sur les populations.



1. Le secteur de l’électricité a commencé à importer de l’énergie du Ghana pour environ 25 MW et ceci, en application du contrat d’échanges d’énergie qui existe entre nos deux pays. Rappelons qu’il fut un moment où les ivoiriens se moquaient du Cedi, la monnaie ghanéenne, pour sa faiblesse face au franc CFA. Cette dernière, la monnaie ivoirienne ne l'a pas rendue indépendante sur le plan de l’énergie.


2. Des négociations sont en cours avec d’autres pays voisins en vue de conclure un contrat d’importation d’énergie pour environ 70 MW.


3. Une centrale thermique de location de 70 MW sera installée à Vridi pour accroître notre capacité de production.

Le coût financier de tous ces efforts consentis, s’élève à 35 milliards de francs CFA. C’est encore le contribuable ivoirien, qui paiera cette dette, par la faute de monsieur Léon Emmanuel Monnet, qui s’est enrichi illicitement à la tête du ministère des mines et de l’énergie. Souvenons-nous que monsieur Kouassi Bandaman Gilbert, l’ancien et tout puissant Directeur général des hydrocarbures a été limogé par le chef de l'Etat Laurent Gbagbo. Et cela pour sa mauvaise gestion. Lors de la formation du gouvernement SORO II, monsieur Léon-Emmanuel Monnet, ministre des Mines confronté au délestage et à la crise à la Société ivoirienne de raffinage (SIR) a été remercié, en cause sa très mauvaise gestion de ce secteur stratégique.

Après cette humiliation subie par le peuple ivoirien avec ce délestage sauvage, les ivoiriens ont droit à des explications et une justice. En clair, il faudra que le chef de l’Etat demande un audit sur la gestion calamiteuse du ministre Monnet. Depuis 1999, les ivoiriens souffrent et ils ne peuvent plus payer pour la faute de certains voleurs. Ce qu’on propose aux ivoiriens, c’est la fourniture d’information aux usagers sur le délestage afin qu’ils s’organisent au mieux. Ainsi, un site internet: www.delestage.gouv.ci sera opérationnel dès cette semaine prochaine. Ce dont les ivoiriens ont réellement besoin, c’est d’une gestion saine, équitable et transparente des affaires du pays. Le médecin après la mort, c’est ce qui est réservé aux les ivoiriens.

pour mieux comprendre nous allons vous donnez l'importance ce secteur.


L’IMPORTANCE DE L’ENERGIE DANS LE DEVELOPPEMENT


Pour saisir la place qu’occupe l’énergie dans tout développement, nous pouvons, à titre d’exemple, revisiter son apport dans la révolution industrielle.

La révolution industrielle, expression créée par Adolphe Blanqui désigne le processus historique du XIXe siècle qui se caractérise par le passage d'une société à dominante agraire et artisanale à une société commerciale et industrielle. Cette transformation a affecté profondément l’économie, la politique, la société et l’environnement du monde contemporain.


On sait par exemple que l'utilisation intensive du charbon, le perfectionnement des machines à vapeur et deux industries motrices (le textile et la métallurgie) constituent ensemble le cœur de la révolution industrielle anglaise.


En général, à l’énergie humaine ou animale, on substitue l’énergie de la machine. D’abord, à vapeur, la machine utilise le charbon de bois comme combustible, puis on découvre les propriétés de la houille, plus productive et abondante.


Le développement massif, perceptible à plus ou moins long terme, des nouvelles technologies de l'énergie (NTE) s'accompagnera de mutations importantes à plusieurs niveaux.

Au niveau industriel, la montée en puissance de la demande en équipements et les contraintes de réduction des coûts vont conférer aux industries concernées une nouvelle dimension qui se traduira par des investissements lourds et nombreux.


Au niveau social, le développement des industries et des services liés aux NTE induira l'apparition de nouveaux métiers et compétences, ce qui impliquera d'importants efforts d'information, de formation et de reconversion.

Les bienfaits de l’électrification des zones rurales ne sont plus à énumérer : une meilleure éducation, puisque les enfants ont de la lumière pour lire et étudier, de meilleurs établissements de santé, de meilleurs services de communication… et la liste pourrait encore s’allonger.

Pour résumer ce que l’énergie apporte au développement, disons simplement que l’énergie, c’est la vie. Elle permet aux êtres vivants de croître, de respirer, de se mouvoir et de se reproduire. Pour se développer, les sociétés humaines ont, au fil du temps, employé diverses formes d’énergie : musculaire (humaine et animale), eau, vent, bois, soleil, atome, pétrole…


Si l’énergie a été un préalable à la révolution industrielle, elle reste aujourd’hui un maillon essentiel au développement car comme le rappelle Fernand BRAUDEL, « Il n'y a jamais entre passé, même lointain et présent de discontinuité absolue, ou si l'on préfère de non contamination. Les expériences du passé ne cessent de se prolonger dans la vie présente ».


alors pour un secteur aussi important pourquoi les dirigeant politique après Bedié n'ont pas puis prevoir ce qui nous arrive?.

sont-il capable de merité encore notre confiance bon a vous de voir. moi je parle....

source www.mlan.fr


transcrit par   GUY Kouassi

Commentaires

je pense que buyo na pas route mais il sert plusieur ville a 50pourcent que faites vous pour arrangé la voie de buyo

Écrit par : doudou | 26/12/2010

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