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11/02/2010

Biographie de Laurent GBAGBO

Laurent Koudou Gbagbo1 né le 31 mai 1945 à Mama sous-préfecture de Ouragahio est le 4e président de la République de Côte d'Ivoire depuis le 26 octobre 2000.

gbagbo guy patmos.jpg

Origines

Laurent Koudou Gbagbo originaire du pays bété, est né le 31 mai 1945 dans le village de Mama, sous-préfecture de Ouragahio dans le département de Gagnoa sous l'administration coloniale de Afrique occidentale française dans l'ouest ivoirien. Laurent Gbagbo est né d'une famille catholique pauvre originaire du grand-ouest ivoirien, son père Zèpè Paul Koudou Gbagbo était un ancien combattant pendant la Seconde Guerre mondiale puis sergent de police et sa mère Marguerite Gado originaire du village bété Blouzon était une simple ménagère. Son père fut, au cours de la Seconde Guerre, blessé et fait prisonnier par les troupes allemandes. Ainsi, le 8 mai 2003, Zèpè Paul Koudou ancien sergent de l'armée française reçut des autorités françaises une haute distinction militaire, celui du titre officiel de « Reconnaissance de la Nation Française ».


Années de formations
Laurent Gbagbo débute ses études à l'école primaire publique Plateau à Agboville où son père exerçait la fonction de sergent de police.
Il obtient son baccalauréat de philosophie au lycée classique d'Abidjan en 1965, puis une licence d'histoire à l'Université d'Abidjan en 1969. Il devient en 1970 professeur d'histoire au lycée classique Abidjan Cocody. Chercheur à l'institut d'histoire, d'art et d'archéologie africaine (IHAAA) à partir de 1974, Gbagbo est également titulaire d'une maitrise d'histoire de la Sorbonne. Il soutient en juin 1979 une thèse de doctorat en histoire intitulée Les ressorts socio-économiques de la politique ivoirienne: 1940-1960.


Le militant politique
Entrée dans le syndicalisme
Membre du syndicat national de la recherche et de l'enseignement supérieur (SYNARES), il participe aux mouvements de grève de l'enseignement en 1982, et fonde dans la clandestinité le futur Front populaire ivoirien. Il part en exil pour la France en 1985, afin selon lui de lutter contre la dictature du PDCI, alors parti unique et promouvoir le multipartisme. En France, il se lie d'amitié avec Guy Labertit, membre du PSU, même si ses rapports avec le parti socialiste au pouvoir en France sont difficiles, du fait de son opposition à Félix Houphouët-Boigny.
Il épouse en secondes noces Simone Ehivet Gbagbo, syndicaliste marxiste, très proche des milieux évangéliques états-uniens.
Gbagbo rentre en Côte d'Ivoire le 13 septembre 1988, Houphouët ayant implicitement accordé son pardon en déclarant que l'arbre ne se fâche pas contre l'oiseau.


L'opposant à Félix Houphouët-Boigny
Gbagbo est un syndicaliste actif dans les années 1970, dont l'enseignement est jugé subversif ; il est emprisonné à Séguéla et à Bouaké de mars 1971 à janvier 1973. Devenu directeur de l'IHAAA en 1980, il se révèle lors des manifestations étudiantes du 9 février 1982, qui provoquent la fermeture des universités et des grandes écoles. C'est durant cette année que naît dans la clandestinité le futur Front populaire ivoirien (FPI). Son exil en France est l'occasion de promouvoir le FPI et son programme de gouvernement. Idéologiquement proche du PS, il reste officiellement ignoré du gouvernement socialiste français de l'époque puis de celui de Jacques Chirac. Cependant, il subit des pressions françaises pour retourner dans son pays, Houphouët s'inquiétant de le voir développer un réseau de contacts, et trouvant que « son remuant opposant serait beaucoup moins encombrant à Abidjan qu'à Paris ».
En 1988, il rentre en Côte d'Ivoire, et devient secrétaire général du FPI, lors du congrès constitutif de ce parti les 19 et 20 novembre 1988. Le 28 octobre 1990 a lieu l'élection présidentielle, avec pour la première fois une autre candidature que celle de Félix Houphouët-Boigny, celle de Gbagbo, qui remporte 18,3 % des suffrages, ce qui lui confère le statut de leader de l'opposition. Les élections législatives du 25 novembre 1990 sont les premières sous le signe du multipartisme. Le FPI obtient 9 sièges (sur 175); Gbagbo lui-même est élu dans la circonscription de Ouaragahio, où se trouve sa ville natale.
En mai 1991, puis en février 1992 ont lieu d'importantes manifestations étudiantes. Le 18 février - Alassane Ouattara étant alors premier ministre - Gbagbo est arrêté, puis condamné le 6 mars à deux ans de prison[9], mais il est finalement libéré en août.


L'après Houphouët
En 1995, Gbagbo appelle au boycott de l'élection présidentielle du 22 octobre, à cause de la réforme du code électoral (8 décembre). Henri Konan Bédié est élu avec 96,44% des suffrages. Lors d'élections législatives partielles le 30 décembre 1996, Gbagbo est réélu dans sa circonscription, le FPI remportant 5 des 8 sièges vacants. Désigné candidat officiel du FPI lors du 3e congrès de ce parti les 9, 10 et 11 juillet 1999, il se présente à l'élection présidentielle du 22 octobre 2000 contre le dirigeant militaire Robert Guéï. Cette élection est marquée par l'élimination par la Cour suprême de plusieurs candidatures -dont celle d'Alassane Ouattara)- pour nationalité douteuse et faux et usage de faux sur la filiation, ainsi que celle de l'Ancien Président Henri Konan Bédié. Gbagbo l'emporte face à Guéï, qui refuse sa défaite ; une révolte populaire en faveur de Gbagbo (qui affirme avoir gagné avec 59,4 % des suffrages) éclate dans la principale ville du pays, Abidjan. Guéï est forcé de partir, et Gbagbo devient président le 26 octobre. Le général Guéï reconnaît la légitimité de Gbagbo le 13 novembre. Lors des élections législatives du 10 décembre, le FPI apporte à Gbagbo une majorité de 91 sièges, contre 70 au PDCI et 16 indépendants.


Présidence
Rébellion du nord
Le 19 septembre 2002, des soldats rebelles venus du Burkina Faso tentent de prendre le contrôle des villes d'Abidjan, Bouaké et Korhogo. Ils échouent dans leur tentative de prendre Abidjan, mais sont victorieux dans les deux autres villes, respectivement dans le centre et le nord du pays. La situation tourne rapidement à la guerre civile entre un sud tenu par le gouvernement et le nord tenu par les rebelles, qui s'opposent notamment à la politique « d'ivoirité » introduite par l'ex président Henri Konan Bédié.
Gbagbo est soupçonné d'avoir profité de cette révolte pour faire massacrer Robert Guéï, sa femme ainsi que plusieurs autres personnalités politiques ivoiriennes.


Accords de Marcoussis
Article détaillé : Accords de Marcoussis.
Après plusieurs mois de combats, un accord de paix est ratifié par les principaux partis politiques ivoiriens et la rébellion, en l'absence du président Gbagbo qui n'a pas été invité à la discussion, à Marcoussis le 26 janvier et la force de paix française (opération Licorne) se déploie pour patrouiller dans une zone de cessez-le-feu. D'après les termes de l'accord, Gbagbo doit rester en fonction (les rebelles ont précédemment exigé sa démission), un nouveau gouvernement de réconciliation doit être formé avec un premier ministre « neutre » suivi du désarmement des rebelles. Ce gouvernement inclut le FPI, l'opposition civile et des représentants des groupes rebelles. De plus, des lois doivent être votées afin de satisfaire aux exigences des rebelles.

En partant de France où il a participé à la réunion des chefs d'États à Kleber, il déclare :
« Je n'ai pas gagné la guerre, et c'est pour cela que je dois discuter, faire des compromis. Je m'en vais dire aux Ivoiriens : je n'ai pas gagné la guerre, il faut en tirer les conséquences. »
Revenu en Côte d'Ivoire, il tient compte du ressentiment du peuple et indique que l'accord Marcoussis est « un médicament amer qu'il faut essayer ». Des lenteurs apparaissent dans l'application de cet accord suite à des divergences d'interprétation et la situation s'enlise. Les différents protagonistes espèrent que les parrains internationaux feront droit à leurs positions. Mais entre-temps, l'armée ivoirienne, autrefois une armée d'opérette, en profite pour recruter des troupes nombreuses, acheter de l'armement lourd et se constituer une aviation.
L'ONU délègue à une force d'interposition (l'ONUCI: Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire) la responsabilité d'accompagner un apaisement de la situation.

Remises en cause de l'accord
L'accord est dénoncé par les partisans du président qui pensent que trop de concessions sont accordées aux rebelles et que les Français soutiennent les objectifs politiques des rebelles. En novembre 2004, huit lois d'apaisement sur les dix-sept prévues sont effectivement votées.
Dans la première semaine de novembre 2004, Laurent Gbagbo lance une offensive dans le secteur des villes rebelles de Bouaké et Korhogo. En réaction, la France demande le 5 novembre au Conseil de sécurité de l'ONU une extension du mandat de l'ONUCI, afin qu'elle puisse s'interposer militairement aux combats entre forces gouvernementales et rebelles. Les Casques bleus s’opposent à l’avancée de l’armée ivoirienne. Le 6 novembre, les bombardements opérés par les FANCI (Forces armées nationales de Côte d'Ivoire) sur la zone de confiance, notamment à Man et Bouaké font 9 morts, des soldats français de l'opération Licorne. En riposte, celle-ci détruit deux avions de type Soukhoï et les hélicoptères MI-24 soit la totalité de la flotte aérienne ivoirienne. Les drones achetés à Israël sont saisis.


Bilans des manifestations
Depuis la fin novembre 2004, la Côte d'Ivoire et la France s'opposent sur le bilan des manifestations des 6 au 9 novembre.
Ces manifestations ont commencé le 6 novembre, une heure trente après le bombardement de Bouaké, en s'accompagnant de pillages. Elles se sont d'abord tournées vers l'aéroport et l'hôtel Ivoire (samedi et dimanche), ainsi que devant la base française, avant de se dérouler lundi et mardi en direction du pont Charles-de-Gaulle, permettant d'aller du nord de la ville à l'aéroport et au 43e BIMa. Il semble que certains manifestants étaient armés (selon le gouvernement français et des journaux français).
Le gouvernement ivoirien avance un bilan de 57 civils tués et 2 226 blessés entre le 6 et le 10 novembre. Certains bilans faisant état de 67 morts incluent peut-être les gendarmes ivoiriens. L'armée française compte environ 80 blessés pour ces évènements-là (soit un bilan de 11 morts et 120 blessés depuis le début de son intervention en Côte d'Ivoire). Les bilans des différents hôpitaux ivoiriens d'Abidjan montrent que ces blessés l'ont été principalement par des tirs d'armes à feu.


Depuis 2007 : Nouvelle ère de paix

Accord de Ouagadougou
Article détaillé : Accord de Ouagadougou.
Du 5 février au 3 mars 2007 ont lieu à Ouagadougou des rencontres de délégations des différentes parties. Un accord politique est signé le 4 mars par MM. Gbagbo, Soro et Compaoré, ce dernier en tant que facilitateur.
En conséquence de cet accord, Gbagbo nomme Soro premier ministre le 29 mars, lequel déclare, dans une adresse à la nation le 13 avril[10], savoir « gré au Président Laurent Gbagbo pour avoir pris l`initiative du dialogue direct », et « demande Pardon pour tous et au nom de tous ». « Nous devons à présent apprendre à pardonner » déclare-t-il également. Dans ce même esprit du pardon, Gbagbo signe le 12 avril une mesure d'amnistie.


Organisation des Nations unies
Laurent Gbagbo a écrit à Kofi Annan, alors secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, en décembre 2006 pour lui demander de rappeler le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Côte d'Ivoire, le Suédois Pierre Schori, en poste depuis avril 2005, date à laquelle il avait pris la succession du Béninois Albert Tévoédjrè.


Avis sur Gbagbo

Afrique

• Mouammar Kadhafi affirme « il faut plusieurs Gbagbo »[13]
• Alors que certains États voisins de la Côte d'Ivoire apprécient Laurent Gbagbo (Mauritanie, Guinée), le président du Burkina Faso Blaise Compaoré a déclaré que le problème de la Côte d'Ivoire était lié à la présence de Laurent Gbagbo à la tête de l'État. Depuis, sur proposition du président Gbagbo, Compaoré a supervisé le dialogue direct entre Gbagbo et les ex-rebelles des Forces nouvelles, et le Conseil de sécurité de l'ONU a encouragé Compaoré à contribuer à la conclusion rapide d'un accord.


France

Dans une déclaration du 14 novembre 2007 dans le cadre de la préparation des activités de la Fondation Chirac, l'ancien président français Jacques Chirac déclare : « Laurent Gbagbo est un chef populiste charismatique, manipulateur et nationaliste qui ressemble par certains côtés aux fascistes ».
Laurent Gbagbo est socialiste, et son parti le FPI est rattaché à l'Internationale socialiste. Avec la crise de novembre 2004, le parti socialiste français décide de rompre publiquement avec lui.
L'ancien ministre de la culture et de l'éducation nationale Jack Lang en rendant visite à Laurent Gbagbo[15] a dit de lui en réponse à un début de polémique que : « Gbagbo est un homme de gauche, un humaniste. Il connaît l'histoire du mouvement socialiste français mieux que certains socialistes d'aujourd'hui. C'est un patriote qui a été élu démocratiquement, autant que la démocratie fonctionne en Côte d'Ivoire. C'est un président légitime et légal. Il s'est trouvé confronté à une situation de rébellion et d'invasion de la part de troupes venant du Nord et notamment du Burkina Faso. On ne va pas reprocher à un président en fonction de se battre pour préserver l'unité de son pays. Après, un affrontement c'est un affrontement, on ne fait pas dans la dentelle. Ce qui n'est pas normal, c'est que l'agressé -Laurent Gbagbo et son gouvernement- ait été présenté dans les médias européens ou américains comme l'agresseur. »

 


Livres

• 1971 : Soundjata, lion du Manding
• 1978 : Réflexions sur la conférence de Brazzaville
• 1982 : Côte d'ivoire : Economie et société à la veille de l'indépendance (1940-1960)
• 1983 : Côte d'Ivoire : Pour une alternative démocratique
• 1987 : Propositions pour gouverner la Côte d’Ivoire
• 1989 : Côte d'Ivoire : Histoire d'un retour
• 1991 : Agir pour les libertés
• 1995 : Le temps de l'espoir
• 2002 : Sur les traces des Bétés

Élection présidentielle de 2010

Au premier tour, il arrive en tête avec 38,04 % des suffrages exprimés, devant Alassane Ouattara qui en obtient 32,07 % et l'ex-président Henri Konan Bédié (25,24 %). Tous les pays félicitent les Ivoiriens pour leur forte participation (seulement 16 % d'abstentions). La répartition ethnique a imprimé sa marque à la carte des résultats : les Malinkés,Sénoufos et Dioulas constituant la quasi-totalité des électeurs du Nord-Ouest accordent presque tous leurs suffrages à Ouattara, tandis que le centre du pays, peuplé essentiellement de Baoulés, accorde une nette majorité à l'ex-président Bédié ; en revanche, le sud du pays, davantage mélangé ethniquement à cause des migrations internes récentes, notamment à destination du prospère pays krou du sud-ouest, livre un vote moins massif quoique majoritaire en faveur du président sortant. Seuls les deux candidats ayant obtenu le plus de suffrages peuvent se maintenir pour le second tour. En tant qu'ancien « houphouettiste », l'ex-président Bédié appelle alors ses électeurs à se reporter surAlassane Ouattara. Le second tour se passe dans le calme. Le 2 décembre 2010, la commission électorale indépendante (CEI), en majorité composée des membres du RHDP, s'apprête à proclamer les résultats provisoires, quand des membres de cette commission favorables au président sortant contestent à l'avance les résultats, appuyés par des militants de Gbagbo qui interrompent physiquement les opérations. Après ces incidents, des chiffres sont communiqués apres le délai de 3 jours prévu par la constitution ivoirienne à l’hôtel du Golf QG du candidat Alassane Ouattara par le Président de la CEI (Commission Électorale Indenpendante) escorté de deux ambassadeurs des pays occidentaux (le porte-parole de la CEI avait été empêché physiquement de proclamer les résultats partiels par un partisan de Gbagbo le 30 novembre), donnant vainqueur Alassane Ouattara avec 54,1 % des voix16. Mais le Conseil constitutionnel, entièrement nommé par le président en place, déclare que les résultats de la CEI sont invalides et annonce des résultats donnant Laurent Gbagbo victorieux après analyse des recours déposés par les partisans de ce dernier, le 3 décembre17. La représentante de la diplomatie de l'Union européenne, le secrétaire général de l'ONUBan Ki-moon, les présidents Barack Obama et Nicolas Sarkozy considèrent pour leur part que le vainqueur de l'élection est Alassane Ouattara18.

Laurent Gbagbo est investi le 4 décembre 2010 à Abidjan (Yamoussoukro étant la véritable capitale politique) en présence de deux représentants de pays étrangers : l'Angola et leLiban, présents à titre personnel et non diplomatique. Le Premier ministre Guillaume Soro, qui ne le reconnaît plus comme chef de l'État, remet donc sa démission à Alassane Ouattara, qu'il a reconnu comme Président, et celle de son gouvernement le 4 décembre 201019. Soro est aussitôt « reconduit » dans ses fonctions par Alassane Ouattara, qui a également prêté serment « en qualité de président de la République de Côte d'Ivoire »20.

Le 6 décembre, Gbagbo nomme un de ses proches, le président de l'université de Cocody, le principal établissement universitaire d'Abidjan, Gilbert Marie N'gbo Aké, au poste de Premier ministre21.

Tensions après l’élection

Malgré l'isolement croissant de son régime sur la scène internationale (l'Angola prônant toutefois la « non ingérence de la communauté internationale dans les divergences électorales en Côte d'Ivoire »22), Laurent Gbagbo cherche à rester au pouvoir. Il interdit la parution de journaux favorables à Ouattara23 et place sous la surveillance de l'armée le siège de la Radiodiffusion-Télévision ivoirienne (RTI), tandis que Ouattarra appelle à « marcher sur la RTI et le siège du gouvernement »24.

Le 21 décembre, lors de sa première allocution télévisée depuis son investiture, Gbagbo se réaffirme président mais propose la création d'un « comité d'évaluation international » pour sortir de la crise25. Le lendemain, Guillaume Soro, Premier ministre de Ouattara, appelle la communauté internationale à recourir à la force contre Gbagbo26.

Des témoignages font état de 50 morts et plus de 200 blessés dénombrés au 19 décembre 2010, ainsi que d'enlèvements effectués par des bandes armées accompagnées par des éléments des forces de sécurité27. La haut-commissaire adjointe aux Droits de l'homme de l'ONU estime que « 173 meurtres, 90 cas de tortures et de mauvais traitements, 471 arrestations, 24 cas de disparitions forcées ou involontaires » sont attribuables aux partisans de Laurent Gbagbo en cinq jours seulement28,29.

Cette situation inextricable débouche sur une reprise des combats entre l'armée régulière et les Forces nouvelles pro-Ouattara, d'abord à Abidjan à la fin-février 2011, puis dans le reste du pays au début mars, que les troupes de son adversaire conquièrent en quelques jours.
Le 31 mars 2011, Abidjan est encerclé. Les défections se multiplient en quelques heures : l'armée et la gendarmerie le lâchent. Même son Chef d'État Major, le général Philippe Mangou l'abandonne à son sort et se réfugie avec sa famille à l'ambassade d'Afrique du Sud.
Gbagbo et son épouse se retranchent alors au Palais présidentiel d'Abidjan, protégés par un dernier carré de fidèles formé notamment par les troupes d'élite de l'armée ivoirienne30.

Arrestation et détention

Le 11 avril 2011, après dix jours de combats à Abidjan et de bombardement de la résidence présidentielle par les forces spéciales françaises de la Force Licorne et l'ONUCI, Laurent Gbagbo est arrêté en compagnie de son épouse Simone par les forces d'Alassane Ouattara. Il est placé en état d'arrestation à l'Hôtel du Golf, quartier général de Ouattara31,32, puis transféré à Korhogo, dans le nord du pays, où il a été assigné à résidence33 (son épouse sera, quelques jours plus tard, placée à son tour en résidence surveillée à Odienné, une autre localité du nord ivoirien34). Le 18 août 2011, il est inculpé et placé en détention préventive pour « crimes économiques » (« vol aggravé, détournement de deniers publics, concussion, pillage et atteinte à l'économie nationale »)3

Incarcération à La Haye

À partir du 30 novembre 2011, à la suite de son inculpation par la Cour pénale internationale pour quatre chefs d'accusation de crimes contre l'humanité, il est incarcéré au centre de détention de la CPI, à La Haye (Pays-Bas)36. Il comparaît pour la première fois devant la CPI 5 décembre suivant.

la prochaine comparution est fixé au 18 juin prochain 

                                                                                                   GUY kouassi

Commentaires

configuration a internet du portable de marque TECNO à MTNet ORANGE en cote d'ivoire

Écrit par : SRYPHA | 06/07/2010

psési! tenez bon! la crise ivoirienne ne date pas de vos 10 ans au pouvoir,
ce pseudo président aime les sensations de l'heure! pour certain de votre entourage car il ya qui ont bien profité , il est temps qu'il fasse attention ,car cela jette le discredit sur vous!
mais en face c'est pire ! j'en est vu lors des débats celui qui a détourné l'argent de l'union européenne sortir des inepties a la télé sur goudé ,
prési! je prie que le TOUT PUISSANT mette plus d'AMOUR dans votre coeur
vous devez comprendre plus que tout le monde la situation actuelle! soro a fait tomber le masque on se comprends!
presi! depassage en cote d'ivoire je viendrai vous soutenir et encourager
notre passage terrestre doit nous interpeler!
courage
mme ngon

Écrit par : ngon | 21/12/2010

presi tenez bon car tout bon ivoirien nee de pere et de mere eux meme ivoirien ne peux dire autre chose sur le combat que vous mener courage avous car vous avez le soutien de tout les ivoirien que dieu vous aide

Écrit par : tonde | 04/03/2011

que Dieu benisse la cote d'ivoire

Écrit par : guy kouassi | 02/04/2011

Laurent Koudou Gbagbo est de la race des derniers vrais leaders qui ont combattu le colonialisme de france. Se montrer l'existence d'un passage souterrain reliant le palais presidentiel de l'Eburnie a l'ambassade de france en bloquant de maniere definitive et refuser d'aller aux champs elysees lever les mains en allegeance durant le cinquantenaire des pseudo-independances africaines, il fallait etre Laurent Koudou Gbagbo.Rejetant les appels de ceux qui croient que les africains ne peuvent se lever au niveau du sol, ne cedant pas son investure obtenu du Conseil Constitutionnel comme seul et valable president issu des elections du 28 novembre 2011, Laurent KoudouGbagbo demeure la flamme qui va eclairer les jeunes generations africaines en quete de la liberation de l'Afrique doit jouir pleinement des richesses, don de Dieu et que les vautours des finances internationales viennent derober tout en plongeant les africains dans la misere

Écrit par : tchouambe | 21/05/2011

Por favor amplíe la información biográfica familiar de Laurent K. Gbagbo,sus hermanos,hijos etc. Y que ha sido de ellos, su situación actual.....

Écrit par : Heliusperu | 15/08/2011

salut grand frere gyu pardon stppppppp je ses pas si tu peut m aider avec la connecction de mon prtable je narrive a le le faire stp aide moi pardon je tensuplie mon ses ton filsstp c'est 1 samsamg

Écrit par : hyppolite | 01/10/2011

tu es et tu resteras notre president a vie nous les jeunes africain nous sommes avec toi tu es plu que madela. Tu es un monsieur BAGBO LAURENT

Écrit par : raoul | 07/06/2012

tu es et tu resteras notre president a vie nous les jeunes africain nous sommes avec toi tu es plu que madela. Tu es un monsieur BAGBO LAURENT

Écrit par : raoul | 07/06/2012

j aime ca

Écrit par : kone | 26/10/2012

Salut Raoul, s'il te plait ce n'est ^pas BAGBO LAURENT son nom est LAURENT GBAGBO.
aujourd'hui, La CPI vient de rejetter en appel, la demande de mise en liberté provisoire de M. Laurent Gbagbo. M Gbagbo reste donc en prison.

Écrit par : GUY Kouassi | 27/10/2012

chaque jour je pris pour mon président et j ai foie qu il sera libere je t aime mon pr

Écrit par : ehiola | 13/11/2012

GBAGBO A JOUER AVC LE FEU . IL A CHERCHE IL A TROUVER DAPRES LUI . IL Y A RIEN EN FACE? IL A TROUVER GRCON EN FACE DE LUI . ET C MAIS IL VA MANGER EN PRISON . IL VEU JOUER DAANS LA COUR DES GRAND IL ES TROT JEUNE IKL A BOCOUP A PRENDRE ET SURTOUT EN PRISON ? PAUVRE DE LUI BEFFFFFFFFFFFF SA FAIPITIER

Écrit par : ANGE BINI | 11/03/2013

Dieu te protege mon presi.

Écrit par : beugre | 04/07/2013

A tous ces imbéciles qui raconte des bêtises sur le président Laurent Gbagbo du genre qu'il qu'il a cherché il a trouvé qu'il n'ont vraiment rien dans la tête comme leur président qu'ils ont installé vous êtes vraiment que des ANIMAUX sans queux qui ne comptent que sur la france pour ouvrir leurs GRANDES GUEULES mais soyez rassurer cela ne va pas durée ça vous pouvez être sûre!! et merci à toi mon président (Laurent Gbagbo) n'écoutes pas ces analphabètes qui ne savent pas ce qu'ils disent et n'oublie jamais que nous (ton peuple) somme avec toi et nous resterons toujours avec toi jusqu’à la fin.

Écrit par : wilson | 16/08/2013

Certains pensent que Gbagbo est un democrate. Moi, je n'y crois pas. Un democrate ne forme pas des milices et ne recrute pas des mercenaires bien avant les elections pour se maintenir au pouvoir en refsusant l'alternance. Je ne comprend pas non plus ceux qui pensent lutter avec Gbagbo contre un soit disant néo-colonialisme orchestré selon eux par les occidentaux. pourquoi confondre ce combat que je juge d'ailleurs faux avec le non respect de la democratie en Afrique. Pourquoi voulez-vous sacrifier la vie de pauvres africains sur l'autèle de votre lutte? Comment voulez-vous que la Cote d'Ivoire vive en vase clos alors que nul pays ne peut le faire? pourquoi n'ouvrez vous pas les yeux sur le reste du monde pour poser vos actes et tenir vos propos? Les africains devraient savoir que ''tant qu'il y aura des dictateurs de la trempe de gbagbo qui tuent et opriment leur propre peuple pour leur seuls interets personnels en afrique, la source qui charrie les rebellions ne tarira pas''.

Écrit par : sanogo abdoulaye | 18/08/2013

GBAGBO merci pour tout, que ton combat soit gagnant pour toute l’Afrique et tous ces fils qui te soutienne président merci ,merci ,merci et que tous ces ennemis soit confondu et témoigne de ta générosité envers l’Afrique et ton pays.Merci

Écrit par : leBenis | 25/11/2013

Que dieu vs fortifié président.

Écrit par : AMon didier | 17/05/2014

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